tartinade de tofu maison

Quand j’étais petite, des fois, ma mère nous faisait des bagels au fromage à la crème. Pour moi, c’était un déjeuner semi-spécial, à mi-chemin entre les rôties au beurre d’arachides et les croissants. Fancé, mais pas trop. Un déjeuner de fin de semaine.

Personnellement, je ne raffole pas des fromages à la « crème » véganes du commerce (en général, je suis assez difficile, côté imitations de produits laitiers). Pendant des années, je me suis donc passée de bagels au fromage à la crème, et tout allait bien. Mais récemment, l’envie m’a reprise : j’avais envie d’un bagel bien grillé, généreusement tartiné d’une préparation crémeuse et salée. Quelques essais plus tard, cette recette était née.

Au départ, je me suis inspirée de la ricotta d’Isa Chandra Moskowitz, proposée dans son Superfun Times Vegan Holiday Cookbook. (En fait, il s’agit d’une recette dans une recette, soit celle de lasagne à l’aubergine, qui est incidemment ben ben bonne.) En gros, le secret est dans le corps gras : comme Isa, j’utilise une bonne dose d’huile d’olive, ce qui donne une tartinade plutôt riche.

Le reste des ingrédients ne surprendra personne : sel, levure nutritionnelle pour le côté umami, jus de citron ou vinaigre pour le petit goût acidulé, et un peu d’eau froide pour une texture plus lisse. Sans goûter le fromage à la crème, ça comble un vide semblable dans mon imaginaire d’ex-omnivore.

TARTINADE DE TOFU MAISON

(5 minutes, environ 2 tasses)

Ingrédients :

  • un bloc de tofu ferme ou extra ferme
  • 1/4 tasse de levure alimentaire
  • 1/4 tasse d’huile d’olive
  • jus d’un demi-citron OU 1 à 2 c. à soupe de vinaigre de cidre de pomme
  • sel et poivre, au goût
  • eau froide

Instructions :

Égoutter le tofu. Avec les mains, le défaire en quelques gros cubes. Mettre les cubes dans un robot culinaire et mixer jusqu’à l’obtention d’un texture proche de la ricotta. Ajouter les autres ingrédients et mixer jusqu’à ce que le mélange soit le plus lisse possible. Pour une texture plus crémeuse, ajouter un peu d’eau une cuillère à soupe à la fois. Goûter et ajuster l’assaisonnement. Si possible, réfrigérer pendant quelques heures avant de servir (la préparation se tiendra mieux sur le bagel).

Variantes que je me promets d’essayer :

  • avec de la ciboulette
  • avec du basilic
  • avec de l’ail finement haché
  • avec du zeste de citron

Bon déjeuner!

—s

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(un genre de) choucroute garnie végane

Il y a très, très longtemps, presque dans une autre vie, je travaillais pour un marchand de saucisses.

Ben oui.

Pis d’la vraie saucisse, là! À’ viande, pis toute! J’en préparais, j’en vendais, j’en cuisinais, j’en mangeais… C’était vraiment une autre époque.

Outre les saucisses elles-mêmes, une des spécialités de la boutique en question était la choucroute garnie, aussi appelée choucroute royale. C’est un plat d’origine alsacienne, à base de choucroute, bien sûr, qui est longuement cuite dans la bière ou le vin avec toutes sortes de viandes : bacon, kolbassa (un saucisson polonais), kasseler (porc salé, légèrement fumé), jambon, saucisses, etc.

Rien de tout ça ne semble très végane, me direz-vous, et vous aurez raison. Sauf qu’après deux ans et demi de véganisme, la choucroute garnie s’est mise à me manquer, et j’ai pris sur moi de la véganiser. Le résultat est ci-dessous.

Quelques remarques avant de vous lancer :

  • Je trouve souvent les saucisses végé trop molles ou pas assez goûteuses, comparées aux saucisses de porc (et ce n’est pas plus grave que ça). Qu’à cela ne tienne, ma recette met de l’avant les ingrédients naturellement végé : le chou et les pommes de terre, mais aussi les pommes vertes (un truc que j’ai volé à ma mère) et les baies de genièvre. Ceci dit, si vous raffolez de saucisses véganes, n’hésitez pas à en mettre plus!
  • Dans une choucroute garnie traditionnelle, on n’ajoute pas de sel, ou très peu, car la charcuterie, qui mijote longuement avec le chou, suffit à saler la préparation. Ce n’est pas le cas ici! Il faut donc goûter, saler et poivrer avant de servir.
  • Traditionnellement, on sert la choucroute garnie de de saucisses entières. Faut croire que quand je travaillais pour le saucissier, la tradition en a pris un coup, parce que nous, on mélangeait tout avant de servir!
  • La recette a l’air longue et compliquée, mais c’est parce qu’elle inclut toutes les étapes de préparation (trancher les pommes, couper les pommes de terre, etc.), que je vous fais faire durant le downtime, parce que j’suis smatte de même.

CHOUCROUTE GARNIE VÉGANE

(1 heure, 6 à 8 portions selon les appétits)

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Ingrédients :

  • 2 c. à soupe d’huile d’olive
  • 1 gros oignon
  • une pincée de sel
  • 3 gousses d’ail
  • 2 pommes vertes
  • environ 700 g de pommes de terre
  • un bol d’eau glacée
  • 1,5 l de choucroute au vin
  • une bouteille de bière au choix (ou 300 ml de vin blanc)
  • 10 à 12 baies de genièvre
  • 4 à 6 saucisses véganes au choix*
  • sel et poivre, au goût
  • feuilles de persil, pour décorer

*Traditionnellement, la choucroute contient plusieurs types de viande à base de porc. N’hésitez donc pas à y aller de vos fausses viandes préférées : saucisses à « hot-dog », knackwurst végé, alouette!

Instructions :

Dans une grande casserole, réchauffer l’huile à feu moyen. Pendant ce temps, couper l’oignon en deux, puis le trancher en demi-lunes. Faire caraméliser dans l’huile avec une pincée de sel (remuer, mais pas trop souvent, pour laisser brunir).

Pendant que l’oignon caramélise, hacher l’ail, trancher les pommes et couper les pommes de terre en gros dés (ne peler ni les pommes, ni les pommes de terre). Réserver l’ail et les pommes. Dans une casserole de taille moyenne, recouvrir les pommes de terre d’environ 3 cm d’eau froide et porter à ébullition. Laisser cuire pendant quelques minutes, jusqu’à tendreté (tester avec une fourchette). Égoutter les pommes de terre, les mettre dans l’eau glacée et réserver.

Une fois les oignons suffisamment caramélisés, ajouter l’ail et mélanger. Faire revenir pendant une minute, pas plus. Ajouter les pommes vertes, la choucroute, la bière ou le vin et les baies de genièvre, puis mélanger. Porter le liquide à ébullition, puis réduire le feu, couvrir et laisser mijoter pendant environ 30 minutes.

Pendant que la choucroute mijote, préparer les saucisses à son goût : coupées en rondelles ou sur le long, ou entières; bouillies ou grillées; etc. L’essentiel, c’est qu’elles soient prêtes à manger au moment de les ajouter au mélange.

Une fois les 30 minutes écoulées, égoutter les pommes de terre et vérifier la consistance de la choucroute. Si elle est trop liquide, laisser mijoter à découvert pendant quelques minutes. Ajouter les pommes de terre, puis saler et poivrer au goût (voir remarques). Si désiré, ajouter les morceaux de saucisses à la casserole et mélanger; sinon, servir la choucroute dans un bol ou une assiette, garnie de saucisses. Dans les deux cas, décorer de persil.

Bonne choucroute, là!

—s

#veganmofo 2017 (jour 12) : mon tofu brouillé aux épinards et… la végéphobie?

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Allô la gagne.

Ça va bien? Moi, pas pire. J’ai adopté un minou le mois dernier. Elle s’appelle Luna et c’est l’amour de ma vie. À part ça, la mi-session bat son plein, le #VeganMoFo aussi, et aujourd’hui, je vous présente ma recette de tofu brouillé.

Oui oui, vous avez bien lu. Tofu. Brouillé. Comme en 2011. Que voulez-vous? Je suis arrivée au véganisme sur le tard, et ça m’a pris quelques années pour développer ma propre version de ce classique des classiques. Mieux vaut tard que jamais, non? (J’ai décidé que oui.)

Avant la recette, je vous conseille quand même un peu de lecture : ce très pertinent billet d’Ophélie Véron, chercheuse et militante. Ça parle d’opression systémique, du poids des mots et de ce qui ne va pas avec le terme végéphobie.

[E]ntre la végéphobie et les autres formes de “phobie”, la différence ne se mesure pas tant en termes de degré que de nature. S’il est problématique de faire un parallèle entre l’oppression dont sont victimes les personnes musulmanes, étrangères, juives, homosexuelles ou transidentitaires et celles dont sont victimes les végétarien·ne·s et les véganes, c’est parce que, dans le premier cas, il s’agit d’une oppression systémique, mais pas dans le second. Au-delà de l’indécence de la comparaison, il s’agit ici d’une erreur d’analyse : s’il existe bel et bien une oppression systémique à l’égard des animaux non-humains, il n’existe pas d’oppression systémique à l’égard de celles et ceux qui en défendent les droits.

— Ophélie Véron, « Ceci n’est pas de la végéphobie »

Ça donne le goût, han? Allez voir, ça vaut la peine.

TOFU BROUILLÉ AUX ÉPINARDS

(30 minutes, 4 portions)

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Ingrédients :

  • 1 c. à soupe d’huile
  • 1 petit oignon, haché
  • 1 poivron vert, coupé en dés
  • une grosse pincée de sel
  • 1 bloc de tofu (ferme ou extra-ferme), égoutté
  • 2 gousses d’ail, hachées
  • 3 c. à soupe de levure nutritionnelle
  • 2 c. à thé de basilic séché
  • 2 c. à thé de paprika
  • 1 c. à thé de poivre de cayenne
  • 1 c. à thé de curcuma
  • poivre, au goût
  • 1 tasse (environ) d’épinards hachés congelés, dégelés (ou quelques poignées d’épinards frais, hachés grossièrement)*

*J’aime bien utiliser des épinards congelés parce qu’autrement, le résultat final est un peu sec à mon goût. Si vous utilisez des épinards frais, vous pouvez toujours ajouter un peu d’eau ou de jus de citron (ou mettre ben de la sauce au moment de servir).

Instructions :

Dans une grande poêle antiadhésive, faire chauffer l’huile à feu moyen. Faire revenir l’oignon et le poivron dans l’huile, avec le sel, pendant environ 5 minutes. Pendant ce temps, déposer le tofu dans un grand bol à fond plat et écraser avec les doigts jusqu’à obtention de la texture désirée (personnellement, j’aime bien un mélange de petits et de gros morceaux).

Lorsque l’oignon et le poivron ont ramolli et pris un peu de couleur, ajouter l’ail, la levure et les épices, mélanger et faire cuire pendant 1 minute. Puis, ajouter le tofu, mélanger et laisser cuire 5 à 10 minutes, en remuant une fois ou deux, pas plus (si ça colle, réduire la température du rond). Goûter, ajuster l’assaisonnement, puis incorporer les épinards et laisser le tout réchauffer. C’est prêt!

Et vous, avez-vous une recette de tofu chérie/un article pref sur un aspect problématique du mouvement végane?

—s

pâtes crémeuses aux tomates et au brocoli + grand retour?

Ah ben kin, un billet de blogue! Je sais, je sais, ça fait longtemps.

Ça doit être l’esprit de la rentrée qui me travaille. Aujourd’hui, sur Instagram, quand quelqu’un m’a demandé la recette de mon dernier plat de pâtes, j’ai été tentée. Qui sait? C’est peut-être le début d’une période de renouveau pour Végane-franglais (mot-clé : peut-être). Après tout, cette année, le Vegan MoFo a lieu en octobre… Aussi bien me remettre dans le bain. (Pour voir les billets de l’an dernier, c’est par ici.)

C’est un plat tout simple que je vous présente aujourd’hui. Simple, mais, pour l’étudiante pauvre que je suis toujours, un brin luxueux. Rien d’extravagant, mais entre les tomates cerises (ou raisins, je juge pas), les tomates séchées et la généreuse portion d’huile d’olive, ce n’est pas exactement la recette la plus cheap de mon répertoire.

En même temps, c’est cute, bon, crémeux et vite fait. C’est à la fois estival et réconfortant, et c’est une bonne raison d’aller au marché s’il y en a un près de chez vous (les tomates y sont presque toujours moins chères).

Mention spéciale à mon beau-père Benoit, qui m’a plus d’une fois préparé un plat semblable (sans le brocoli), et chaque fois m’a promis la recette, sans jamais me l’envoyer (c’est un homme occupé). Total, j’ai fait ce que j’ai pu pour recréer la chose. Je suis assez contente du résultat.

PÂTES CRÉMEUSES AUX TOMATES ET AU BROCOLI

(30 minutes, 4 à 6 portions*)

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Ingrédients :

  • 500 g de spaghettini (ou autres pâtes longues)
  • 80 ml (1/3 tasse) d’huile d’olive
  • 1 oignon jaune de taille moyenne, haché
  • 2 gousses d’ail, émincées
  • 680 g de tomates cerises ou raisins, rincées et égouttées
  • 250 g de tomates séchées, émincées
  • 300 g de fleurons de brocoli, congelés ou frais
  • 125 ml (1/2 tasse) de crème de soya
  • sel et poivre, au goût

Instructions :

Remplir une grande casserole d’eau, saler généreusement et porter à ébullition. Cuire les pâtes selon les instructions de l’emballage. Égoutter et réserver les pâtes dans la casserole avec un petit filet d’huile d’olive (pour éviter qu’elles collent).

Pendant que l’eau chauffe, commencer à préparer la sauce. Si ce n’est déjà fait, mesurer l’huile d’olive. Prélever une c. à soupe et la faire chauffer à feu moyen dans une casserole de taille moyenne. Faire revenir l’oignon avec une pincée de sel pendant environ cinq minutes, en remuant de temps en temps, jusqu’à ce qu’il ait ramolli.

Ajouter l’ail et faire sauter pendant 30 secondes, puis, ajouter les tomates cerises et le reste de l’huile. Combiner, puis couvrir et laisser mijoter à feu moyen (doux si ça se met à bouillir) jusqu’à ce que les tomates commencent à ramollir (environ cinq minutes). Ajouter les tomates séchées et les fleurons, combiner, couvrir de nouveau et laisser mijoter (augmenter la température au besoin) jusqu’à ce que le brocoli soit tendre et chaud (trois à cinq minutes s’il est frais, huit à 10 s’il est congelé).

À cette étape, les tomates devraient avoir commencé à se défaire dans la casserole et la sauce devrait être très chaude. Retirer du feu, ajouter la crème de soya et mélanger. Saler et poivrer au goût, puis incorporer aux pâtes. Bon appétit!

* 4 pour une grosse faim, 6 pour une moyenne faim, comme dirait l’autre.

C’est tout pour ce soir! À bientôt, là.

—s

3 things from this week (#6), the millenial edition

Let’s face it: I’m not very good at this. 

Writing is hard. Not hard like depression or grief, of course. But not hard like growing your nails when they’re naturally brittle, or not eating the whole bag of chips, either.

For me, writing is about as hard as getting out of bed on a Saturday morning after a long week of 9-to-5 work. It’s about as hard as making your first dentist’s appointment in five, six years. It’s about as hard as saying no to a friend, or responding to an email that’s been sitting in your inbox for four, five days—about as hard as not apologizing to anyone, about anything, for an entire day.

It’s about as hard as deciding whether to reach out to a friend who you know has been going through tough times but didn’t reach out to immediately, and so you’re stuck in this weird place of not knowing whether it’s already too late, and maybe the friendship is ruined and over and done.

Writing for me most days is not writing at all; it’s thinking about it, getting excited, then getting delayed, then getting distracted, and ultimately, forgetting until the next day, or the next week.

So, yeah, writing is hard. But I like it.

And so I thought I’d make it easy. I thought, “let’s come up with a formula.” I thought, “three things a week—perfect. Simple, factual, easy.”

Woops.

1) Lana’s new song.

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Just cuz.

2) Lovesick, s02e08.

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Because it took Lovesick (AKA Scrotal Recall, as I’ve just learned) a few episodes to grow on me, but “Abigail (Part 2)” was the point of no return, and I’m now eagerly waiting for season 3.

3) Drawing!

I used to draw a lot as a kid, and then I stopped. I started again last week. It’s hard for sure, but less so than writing. I’m going to try and keep at it.

Have a chill week,

—s

 

Les 3 choses de la semaine (no. 5), ah pis d’la marde

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Les six victimes de l’attentat de Québec, clockwise : Ezzedine (Azzeddine) Soufiane, Boubaker (Aboubaker) Thabti, Ibrahima Barry, Abdelkrim Hassane, Khaled Belkacemi, Mamadou Tanou Barry.

Bon.

Ben cette semaine, c’est de la marde.

J’aurais pu vous parler de ce film ou de cet album, ou de la troisième saison de Please Like Me, mais je pense que je vais laisser faire. À la place, je vous conseille :

Fait que c’est ça. Ah oui, pis je suis allée à la vigile de solidarité avec les musulman.e.s de Québec, lundi soir. Je pense que c’est peut-être ça, ma résolution de 2017 : essayer de show up. Je vais faire de mon mieux, en tout cas. C’est trop important.

Bye là,

—s

Les 3 choses de la semaine (no. 4)

Je me demande si ça va devenir une habitude que d’écrire mon billet hebdomadaire le dimanche soir. C’est peut-être mon nouveau statut d’employée de bureau à temps plein qui parle (ou c’est la marque insidieuse du capitalisme dans lequel je baigne depuis ma tendre enfance), mais pour moi, le dimanche, c’est inexorablement le dernier jour de la semaine.

Rien d’étonnant là, me direz-vous (et il n’y aura que les calendriers pour vous contredire), mais pas moins vrai pour autant. Par conséquent, le dimanche, c’est aussi le jour par excellence pour avoir des regrets… et faire du rattrapage. À preuve, ce billet (et les trois cadres que j’ai enfin accrochés dans ma chambre).

Mais assez de niaisage. Sans plus tarder, voici les trois choses de la semaine.

1) Aller voir des shows.

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Deb DeMure, de Drab Majesty.

Les derniers jours ont été riches en concerts (enfin, riches pour moi, la fille qui va voir en moyenne cinq, peut-être six shows par année). Mardi soir, je suis allée voir le duo MadManMind, dont fait depuis peu partie mon amie Pandora, au resto-bar L’Escalier.

Ayant à plusieurs reprises entendu parler du lieu, sans pourtant y avoir jamais mis les pieds, j’ai été agréablement surprise d’y trouver de la bière pas chère (vraiment pas chère), un délicieux burger végane et une atmosphère très sympathique. Gab Stu Toé et Alex Charbonneau, qui jouaient respectivement en premier et en second (et que je ne connaissais ni l’un.e ni l’autre), m’ont beaucoup plu. Quant à MadManMind, je les ai trouvés parfaits, géniaux, A+. Vous pouvez écouter leur musique ici et .

Trois jours plus tard, je me suis rendue avec des amis au concert de Cold Cave, qui avait lieu au Théâtre Fairmount. Je ne connais Cold Cave que depuis un mois ou deux; Pandora (toujours la même) m’a fait découvrir sa musique en prévision du concert de vendredi, et je lui en suis très reconnaissante.

Outre la joie de voir Cold Cave in the flesh (au risque de faire cliché, c’est encore meilleur en show), ce fut aussi pour moi l’occasion de découvrir Drab Majesty, dont j’ai aimé l’esthétique pointue, la vibe tragique et la très très belle musique. C’était une maudite belle soirée.

2) La saison deux de Please Like Me.

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Debra Lawrance et Hannah Gadsby, qui jouent respectivement Rose et Hannah dans Please Like Me.

Ben et moi avons commencé à regarder Please Like Me il y a quelques semaines. La série raconte l’histoire de Josh, un jeune vingtenaire australien fraîchement dompé par sa copine, et qui se trouve forcé de confronter à la fois son homosexualité réprimée et la maladie mentale de sa mère, avec laquelle il se voit forcé d’emménager après qu’elle ait fait une tentative de suicide.

Nous avons tranquillement traversé la première saison, que j’avais trouvée pas mal du tout, mais c’est la deuxième qui m’a fait tomber en amour avec cette série dont le discours sur la santé mentale, en particulier, me plaît/touche beaucoup. J’ai déjà hâte de voir la suite.

3) The Struggle Bus.

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Parlant de santé mentale, je veux absolument mentionner The Struggle Bus, un podcast recommandé par mon amie Sophie (!) à sa dernière visite. Il s’agit d’un projet de l’actrice et productrice Katharine Heller et de l’auteure Sally Tamarkin, deux BFFs qui se rencontrent chaque semaine pour échanger coups de gueule et encouragements et prodiger leurs conseils (toujours bienveillants, jamais condescendants) aux auditeurs qui leurs soumettent leurs problèmes, petits, moyens ou grands. On y parle beaucoup de self-care et de politique, et même, parfois, de véganisme.

Le podcast roule sa bosse depuis 2014. Pour ma part, j’ai commencé au tout premier épisode. J’en suis maintenant au vingt-cinquième. Tranquillement (très tranquillement), j’espère rattrapper Katharine et Sally.

Voilà — je pense bien que c’est tout pour ce soir. Bonnes lectures, bons visionnements, bonnes écoutes et bonne semaine.

—s