Les 3 choses de la semaine (no. 2)

Vous souvenez-vous que dans le dernier billet, j’avais évoqué la possibilité qu’à l’occasion, les Trois choses de la semaine ne soient ni strictement hebdomadaires, ni au nombre de trois? Tant mieux, parce que je m’apprête à écrire sur quatre affaires qui datent presque toutes de plus de sept jours. Correct? Correct.

1) « Orchestré » au MAC.

D’emblée, si vous cliquez sur le lien, vous allez penser que je vous niaise : cette expo présentée par le Musée d’art contemporain de Montréal s’est terminée le 17 octobre. Je n’ai rien à dire pour ma défense, à part peut-être que je n’ai jamais prétendu faire du journalisme culturel par ici (quoique, maintenant que j’y pense, ça pourrait être chouette).

Je me suis rendue au MAC un samedi après-midi, avec le copain et les beaux-parents, ces derniers étant en visite pour la fin de semaine. N’ayant pas pris la peine de consulter la liste des expos en cours, nous avons été un peu déçus d’apprendre que le gros des salles était inaccessible en raison des préparatifs de la très prochaine Biennale. Qu’à cela ne tienne; il y avait « Orchestré », une petite expo qui réunissait deux oeuvres à caractère résolument immersif : l’Orchestre à géométrie variable de Jean-Pierre Gauthier et le data.tron de Ryoji Ikeda.

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Jean-Pierre Gauthier, maître constructeur de machines à dessiner et de sculptures cinétiques, prête ici ses talents à la fabrication d’instruments et à une partition complexe. Orchestre à géométrie variable est un environnement sculptural chaotique mais rigoureux, qui allie électronique, robotique primitive et éléments musicaux pour mettre en scène une expérience sensorielle et kinesthésique. Dix-neuf compositions préprogrammées explorent un arrangement varié de styles musicaux qui, ensemble, produisent un nouveau type d’expérience musicale.

— le sympathique site du MAC

Mes impressions sur l’oeuvre de Gauthier :

  • J’avais très envie de tout toucher.
  • Parfois, ça faisait beaucoup de bruit, parfois presque pas, et parfois pas du tout.
  • J’avais vraiment très envie de tout toucher.

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Creusant des notions reliées à l’infini, à l’immatériel et au transcendantal, l’artiste numérique et musicien Ryoji Ikeda orchestre les infimes particules encodées du savoir — data ou données — pour en tirer des manifestations visuelles et sonores élaborées, à la beauté fascinante. Partie du plus vaste projet intitulé datamatics, qui recherche comment des conceptions abstraites de la réalité servent à déchiffrer, à encoder et à contrôler le monde, data.tron réunit trois ensembles de visualisation de données : défaillances et erreurs informatiques, renseignements complets sur le séquençage du chromosome 11 et nombres transcendantaux (des constantes mathématiques comme e et pi) — nombres gigantesques, significatifs et sans fin.

—  toujours le sympathique site du MAC

J’aime bien les oeuvres qui exigent que je m’assoie par terre, dans une petite salle sombre, en compagnie d’inconnus. En plus, dans cette salle-là, il y avait un tout petit enfant qui était sans nul doute très conscient d’avoir un public et qui faisait beaucoup de choses très drôles. Je vous avais fait une vidéo, mais il paraît que WordPress n’en permet pas le téléversement à moins d’avoir un compte payant et l’argent, ben ça pousse pas dans les arbres. Je crains donc que la performance du jeune artiste, du moins telle que captée par bibi, ne soit condamnée à l’oubli.

2) Rae Spoon et Echo Beach à la Rocket Science Room

Je me suis rendue seule à ce concert très intime (un petit exploit en soi) et ne l’ai pas regretté. C’était vraiment très, très bien.

Je profite de l’occasion pour recommander My Prairie Home, le très bon documentaire réalisé par Rae Spoon, qu’on trouve encore, je crois, sur Netflix.

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3) Atlanta de Donald Glover.

C’est l’histoire d’Earn, qui s’efforce (avec un succès mitigé) de percer comme gérant sur la scène rap d’Atlanta, Georgia. C’est drôle, c’est touchant et c’est très, très bien écrit.

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4) Drink More Water, Be More Honest, de Sarah Mirk

J’aime beaucoup Sarah Mirk. En plus d’être l’éditrice web du magazine féministe Bitch, elle anime le podcast Popaganda et publie des bédé-essais (ma tentative de traduction de l’expression non-fiction comics — je sais, c’est pas tout à fait ça). Elle est également l’auteure de Sex From Scratch: Making Your Own Relationship Rules, que j’ai reçu par la poste il y a un peu plus d’une semaine et que je feuillette avec plaisir depuis.

Elle dessine aussi des chiens.

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Drink More Water, Be More Honest: 30 Lessons From My 20’s, c’est un zine plein de bons conseils, dont voici mon top 3 :

Don’t date white guys who have dreamcatchers over their bed.

Practice saying no.

Ask as many questions as you want.

Ça m’a donné envie de faire ma propre liste, genre Les leçons de la mi-vingtaine. Peut-être même que je ferai des dessins. À suivre.

À la prochaine,

—s

 

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