#veganmofo 2016 (jour 6) : ma recette de soupe aux légumes

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Something that always cheers you up.

le site du Vegan MoFo

C’est aujourd’hui que s’achève la première semaine du Vegan Month of Food (petits applaudissement discrets). Hourra! J’avoue que je suis assez fière de moi : jusqu’à maintenant, j’ai réussi à publier tous les jours, soit sur ce blogue, soit sur Instagram. (N’hésitez pas à aller voir les publications « Instagram-only » des jours trois et cinq si ce n’est déjà fait).

Aujourd’hui, c’est bouffe réconfort (comfort food, tsé). Pour l’occasion, je vous présente ma recette de soupe aux légumes, un heureux croisement (c’est du moins mon avis) entre la très bonne recette de soupe alphabet d’Isa Chandra, qu’on trouve dans son livre Isa Does It (ainsi que sur son site), et celle, savoureusement réconfortante, que ma mère me préparait quand j’étais petite.

Les jours d’anxiété, de déprime ou de gros rhume, cette soupe me fait le même effet qu’une conversation téléphonique impromptue avec ma mère : elle me réconforte et me donne l’impression que finalement, la vie, c’est pas si pire. Je note au passage que ma mère n’a jamais mis, de mémoire, de nouilles dans sa soupe aux légumes, ni Isa de pois chiches dans la sienne; le mariage des deux, toutefois, ne fait à mon sens que bonifier cette soupe très tomatée, pleine de légumes et délicieuse.

MA SOUPE AUX LÉGUMES ET AUX NOUILLES

(30 minutes, environ 6 portions)

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  • 2 c. à soupe d’huile d’olive
  • 1 oignon de taille moyenne, haché
  • 4 branches de céleri, sans les feuilles, en demi-rondelles
  • 2 gousses d’ail, hachées
  • 1 tasse de carottes pelées et coupées en rondelles (ou de bébé-carottes en petits tronçons si je file paresseuse)
  • 2 c. à thé de thym séché
  • 1 c. à thé de basilic séché
  • 1/2 c. à thé d’estragon séché
  • 6 tasses de bouillon de légumes, maison ou du commerce (j’aime bien celui-ci)
  • 1 tasse de petites pâtes (alphabet pour le facteur cute, mais sinon c’est pas grave)
  • 796 ml de tomates en dés et leur jus (en conserve)
  • 2 c. à thé de pâte de tomates
  • 540 ml de pois chiches cuits (en conserve ou faits maison)
  • sel et poivre
  • pain croûté, tranché (pour servir, facultatif)

Préchauffer une casserole à feu moyen-vif. Faire revenir dans l’huile les oignons, le céleri et les carottes avec une généreuse pincée de sel, en remuant de temps à autre.

Une fois les oignons devenus translucides, ajouter l’ail et les herbes séchées, mélanger et laisser griller pendant environ 30 secondes, en remuant une fois ou deux (ça devrait commencer à sentir bon). Ajouter le bouillon, porter à ébullition, puis réduire le feu. Ajouter les pâtes, mélanger et laisser mijoter doucement (couvrir au besoin) pendant environ 10 minutes ou jusqu’à ce que les pâtes soient cuites.

Ajouter les tomates en dés dans leur jus, la pâte de tomates et les pois chiches et bien mélanger. Laisser mijoter quelques minutes, le temps que le tout se réchauffe. Si la soupe semble trop claire, ajouter un peu de pâte de tomates. Saler et poivrer au goût et servir avec le pain.

C’est tout pour aujourd’hui! J’espère que vous vous laisserez tenter par cette recette, un jour de grisaille, de pluie, de neige ou de tristesse, et qu’elle vous remontera le moral. Pour ma part, je vous quitte pour aller cuisiner un plat nouveau, recommandé en plus par une amie très chère. Je vous en parlerai peut-être dans un prochain billet!

À bientôt,

—s

 

#veganmofo 2016 (jour 4) : mes huit restos préférés à Montréal

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Where do you eat when you want someone else to cook for you?

les gens du MoFo

Je vais vous faire une confidence : j’aime beaucoup manger au resto. Si bien que si j’étais riche, je me trouverais certainement confrontée à un dilemme quotidien : me faire à manger dans ma cuisine (une activité qui me plaît beaucoup), ou bien aller m’effouérer sur une banquette de restaurant pour me faire servir à manger sans jamais avoir à lever le petit doigt? Tous les jours. Méchant struggle.

Heureusement que je ne suis pas riche.

Je vais vous faire une autre confidence : depuis que je suis devenue végane, j’aime pratiquement tous les restos auxquels je vais. C’est peut-être parce que je me montre plus sélective que quand j’étais omni (après tout, il y a moins de choix quand on est végane), mais honnêtement, ces jours-ci, c’est très rare que je regrette un repas au restaurant. C’est très bien, me direz-vous, mais il y a un hic : lorsqu’est venu le moment de choisir mon resto préféré pour en parler ici, je n’en ai tout simplement pas été capable. Voilà pourquoi, aujourd’hui, je vous parle de mes huit restos préférés.

Avant de me lancer, une petite note à l’attention de celles et ceux qui me suivent sur Instagram : vous vous souvenez peut-être qu’en mai dernier, j’ai fait un petit voyage à Washington, DC, durant lequel j’ai visité de nombreux établissements tous plus véganes (ou végane-friendly) les uns que les autres. J’ai pensé à vous en parler ici, mais après mûre réflexion (une grosse minute, au bas mot), j’ai décidé de me garder ça pour une autre fois, question d’étirer le plaisir. Je me limiterai donc, pour ce billet-ci, à mes restos préférés à Montréal.

L’ordre est alphabétique, parce que j’aime pas ben ben ça, la compétition.

1) Aux Vivres

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Qu’est-ce que j’entends? Je manque cruellement d’originalité? Ben oui, mais que voulez-vous; Aux Vivres, c’est Aux Vivres.

Ce restaurant, institution montréalo-végétalienne s’il en est, occupe dans mon coeur de végane une place dont je le soupçonne d’être indélogeable. D’abord, c’est le premier resto végane que j’aie fréquenté; ensuite, j’y ai été initiée par Maya, que j’aime vraiment beaucoup, et avec qui j’y retourne avec plaisir plusieurs fois par année; enfin,  la bouffe y est (presque) toujours parfaite et les banquettes, particulièrement confortables. En plus, ils livrent dans mon quartier!

Mes deux photos datent d’une sortie avec la Maya susmentionnée, il y a de ça quelques mois. En haut, c’est le pain de maïs avec son beurre végé et deux blodés; en bas, c’est le spécial burrito, avec fromage d’avoine, pico di gallo, guac et salade.

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(Vous voyez ce que je voulais dire, dans mon dernier billet, à propos de la salade?)

2) Cafe Dei Campi

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Je ne vais pas assez souvent au Cafe Dei Campi, qui n’est pourtant pas situé très loin de chez moi. Il faut croire que je n’ai pas encore pris l’habitude. En tous les cas, je recommande chaudement cet endroit qui sert café, pains et pâtisseries préparés à l’italienne (je n’y connais rien mais je les crois), en plus de plats salés du jour.

Sur cette photo, il y a une focaccia aux asperges, une tartelette aux pommes qui se cache sous un cornetto au chocolat, un strüdel à la rhubarbe et une salade de lentilles, champignons, pommes et noix. Mais ce que je voudrais le plus manger, en ce moment, c’est un de leurs beignets.

3) Local Jerk

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Je ne suis allée chez Local Jerk que deux fois, mais c’est déjà un de mes endroits préférés à Montréal. Cette rôtisserie n’est pas un restaurant végé, mais les quelques options véganes valent vraiment le détour (ou la petite marche, si vous vivez déjà sur le Plateau). Sur la photo, on peut voir l’assiette de jerk de seitan, servie avec pain, riz et salade de chou. À ma visite suivante, j’ai pris le sandwich au jerk. Dans les deux cas, l’expérience s’est avérée plus que mémorable.

4) Sophie sucrée

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Ah, Sophie sucrée. J’adore cette pâtisserie 100 % végane dont la réputation n’est plus à faire. J’aime particulièrement y emmener des omnivores, qui sont toujours surpris par le goût et la texture (parfaits à tous les coups) des scones, cupcakes, feuilletés et (depuis peu) croissants. C’est même en train de devenir une tradition, quand mes beaux-parents montent à Montréal, d’y aller déjeuner.

Sur la photo du haut, on aperçoit un scone aux pommes et un copain qui prend une photo de bouchons. Sur celle du bas, il y a un muffin aux bleuets, un cupcake au café, un croissant, un feuilleté aux épinards et plusieurs cafés noirs.

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Ces photos me donnent vraiment envie d’un croissant et d’un feuilleté (ou trois).

5) Sushi Momo

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Sushi Momo est le seul restaurant que j’aie personnellement fréquenté à s’être converti au véganisme après des débuts carnés. Des fois, j’y pense, et ça me fait vraiment très plaisir. À part ça, les sushis sont toujours très surprenants et complètement savoureux. En plus, le décor est très cool.

La photo du haut, c’est une entrée de gyozas. Celle du bas, ben c’est des sushis. Je ne me souviens malheureusement plus de leur composition (ça fait quelques mois), mais je sais, en tout cas, que c’était remarquablement bon.

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J’ai toujours du mal à prendre de bonnes photos chez Momo. Je blâme l’éclairage.

6) Café Tuyo

J’aime beaucoup ce joli café du Plateau. On y retrouve des plantes, plein de bonne bouffe végane et une atmosphère très chill. En plus, il s’y passe toujours plein de choses intéressantes.

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Sur la photo : deux sandwichs (un tof, un demi-vedge), une soupe au brocoli et un chaï latté.

7) Café Venosa

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Venosa, c’est un peu l’endroit parfait pour une Sophie : bouffe complètement végane et chats complètement charmants. La dernière fois que j’y suis allée, l’un deux a volé une bouchée de mon beigne, ce qui, je ne vous le cacherai pas, était en soi une expérience extraordinaire.

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C’est aussi l’endroit qui m’a réconciliée avec l’idée qu’on puisse manger une toast à l’avocat dans un resto sans se sentir un peu flouée.

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Et regardez-moi ce cupcake! (Made by Sophie sucrée, bien sûr.) Miaou.

8) Yuan végétarien

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Chez Yuan aussi, j’ai du mal à prendre de bonnes photos, mais je ne crois pas que soit la faute à l’éclairage. Je pense que c’est plutôt parce que j’ai trop hâte de manger. Tout y est tellement bon! Et je dois avouer que je suis tellement en amour avec le menu à volonté que je n’ai jamais rien commandé à la carte.

De mémoire, sur la photo, il y a : des dumplings, un ravioli en sauce arachide (les autres ont sans doute déjà été engloutis), quelque chose de frit (tofu agadashi?), des végé-fruits de mer frits au sel et au poivre, un rouleau impérial, une brochette que j’ai du mal à identifier, des pochettes croustillantes et des légumes tempura.

Et c’est tout pour aujourd’hui! J’espère vous avoir donné envie d’une sortie au resto!

À bientôt,

—s

 

#veganmofo 2016 (day 2): my go-to “impress me” meal

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Today is Day Two of the Vegan Month of Food! Hurray! This is my first year taking part in the Vegan MoFo and although I’m still a little intimidated by the prospect of writing about food on an everyday basis, things are going well so far. Now, let’s have a look at today’s daily prompt, AKA “How to Make Friends” or, as they put it on the interwebs:

What’s your go-to “impress me” meal?

the Vegan MoFo folx

I decided to cheat a little bit for this one. Well, not cheat, per se; it’s just that my interpretation of the word “meal” may be a bit more literal than was originally intended by the fine MoFo people, because my favorite impressive meal is… brunch.

I love brunch, though I didn’t eat it much as a kid. In my family, brunch was something that happened either on Mother’s Day (and not every year at that) or once in a blue moon at Cora. What can I say? I just didn’t grow up in a very brunchy household. In fact, I don’t think I started truly appreciating brunch until just a few years ago, when I started taking an interest in veganism, and particularly in Isa Chandra Moskowitz’s books, which feature brunch recipes, both savory and sweet, in copious amounts.

I think the main reason I love brunch so much is how varied it is (or can be, anyway). I love being able, if I feel so inclined, to pile up a savory protein, a tasty starch, something sweet AND some fruit or veggies on a plate. It’s like a little plate party! (Also, there’s generally coffee. I like coffee.)

Another thing I enjoy about brunch is how it tends to get other people really excited. Maybe it’s because contrary to breakfast, lunch and dinner, it’s a meal most of us don’t have every day? Anyway, I like it.

Last but not least, brunch provides ample opportunity to impress (see what I did there?), especially when served to omnivores. What’s that? A frittata made from tofu? Perfectly fluffy pancakes that are also egg- and dairy-free? A potato hash with sausages and a creamy sauce? Yep, yep and yep. And it’s all vegan. I love it. I even get a little smug about it.

And now, without further ado, here are some brunch pictures.

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I made this frittata pretty recently for an omni friend who came over for (you guessed it) brunch. It’s the Swiss Chard Frittata recipe by Isa Chandra, and it’s delicious. The friend in question even said it tasted eggy!

The pancakes on the left were heavily inspired by the Banana Pecan Pancakes from Isa’s book Vegan with a Vengeance (the new edition). And on the right, you have a picture of a simple brunch I made for my partner’s last birthday: the Chipotle Sausage Hash from Isa Does It, topped with cubed avocado and a creamy tahini-based sauce, plus grapefruit triangles, orange juice and coffee.

Tofu scramble! I care a lot about tofu scramble. It was one of the first plant-based dishes I became truly comfortable making without a recipe, as seems to be the case for a lot of vegans.

I like tofu scramble because it’s easy, cheap, delicious and super versatile—though nine times out of 10, mine is a combination of firm tofu, garlic, fresh tomatoes, lemon juice, dried basil, nooch, turmeric for color, salt and pepper. I just dunk it all in a hot, lightly oiled pan and sauté the mixture, stirring often, until it smells just right. I like to wilt in some spinach at the end and serve the scramble with avocado slices and a toasted English muffin brushed with olive oil. Or toast. Toast is always good.

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Sometimes, somebody else will make me vegan brunch (in this case, it was Maya), and I’ll be totally impressed! This is Maya’s own tofu scramble, served alongside avocado, sliced baguette, homemade pâté, a berry smoothie and some kombucha.

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And of course, I love going out for brunch, too! If I’m looking to impress some omnivores, Aux Vivres is definitely a great choice. Their brunch platters look and taste fantastic (even though I sometimes think they’re a bit heavy on the salad). Pictured here: Huevos Rancheros (corn tortillas, refried black beans, tofu scramble, sour cream, salsa, guac and sweet potatoes) and Le Complet (tofu scramble, tempeh bacon, cornbread, sweet potatoes and salad).

Well, that’s it for today! Now I’m off to make lunch for tomorrow. And who knows? Maybe that recipe will make it into tomorrow’s MoFo post.

Thanks for reading,

—s

#veganmofo 2016 (jour 1) : mon aliment préféré

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Excellente Journée internationale du véganisme à toutes et à tous! Aujourd’hui, c’est aussi (quelle heureuse coïncidence) le début du Vegan Month of Food, également connu sous le nom de Vegan MoFo. Yé!

Je suis végane depuis près de deux ans, et il y a plus de deux ans que je connais l’existence du Vegan MoFo. En 2014 et surtout en 2015, j’ai eu beaucoup de plaisir à lire discrètement les billets produits par la blogosphère végane montréalaise, en plus de me délecter des photos hashtaguées #veganmofo sur Instagram. En revanche, j’hésitais à participer plus activement à ce défi : parler de bouffe tous les jours pendant un mois, ça me semblait un projet ambitieux — un peu trop, peut-être, pour moi qui suis très occupée et qui ne cuisine pas forcément tous les jours (#teamrestants).

Pourtant, cette année, j’ai décidé de me lancer dans l’aventure. Ce qui a changé? Pas grand-chose, à part que j’ai décidé de ne pas m’imposer, dans la mesure du possible, de pression indue; j’entends par là que je vais faire de mon mieux pour publier le plus souvent possible au cours du mois de novembre, soit sur ce blogue, soit sur Instagram, sans pour autant me décourager si je dois sauter un jour ou deux (ou trois ou quatre). Après tout, la bouffe, la bouffe, c’est pas une raison pour se faire mal.

J’y vais donc de mon premier billet, pour lequel j’ai choisi d’interpréter à ma façon le prompt proposé par les amis du MoFo, qui s’expriment en ces termes :

What is your favourite food? Make it and share!

— les gentilles personnes du Vegan MoFo

Je vous le dis tout de suite : je n’ai pas cuisiné aujourd’hui (à part le bol de céréales et lait de soya préparé en vitesse ce matin, mais quelque chose me dit que ça ne compte pas). Qu’à cela ne tienne, je vais tout simplement vous parler de mon aliment préféré : les pâtes.

J’ai toujours beaucoup aimé les pâtes. Petite, le plat de pâtes que je mangeais le plus souvent était probablement le spaghetti sauce tomate de ma mère. J’ignore si elle suivait une recette bien précise, mais mon intuitition me dit qu’il s’agissait plutôt d’une méthode toute personnelle qu’elle adaptait en fonction de ses envies et du contenu du frigo. Il y avait tout de même quelques constantes : de mémoire, la sauce contenait généralement des oignons, de l’ail, des carottes, du céleri, des tomates en boîte, divers assaisonnements et très peu de sel; quant aux pâtes, il s’agissait presque toujours de spaghettis, al dente s’il-vous-plaît. Le résultat : un plat plein de légumes et bourratif qui plaisait à toute la famille.

Quand, à 18 ans, j’ai quitté le domicile familial (ou plutôt les domiciles familiaux, #teamdeuxmaisons), je savais très peu cuisiner et les pâtes m’ont plus d’une fois sauvé la vie. Quelques années plus tard, je devenais végane. C’est alors que j’ai découvert (et redécouvert) une multitude de plats de pâtes tous plus délicieux et faciles à préparer les uns que les autres. Je vous présente aujourd’hui quelques uns de mes préférés.

Une Sophie végane, donc, ça mange des pâtes :

En spaghetti au tofu bolognese, librement adapté de la recette de It Doesn’t Taste Like Chicken, et en sauce tomate hyper-simple, genre oignons-ail-canne de sauce-sel-et-poivre, avec des pâtes funky et un verre de lait de soya.

En sauce crémeuse-mais-santé, genre les pâtes à l’avocat de Oh She Glows, ou encore les pâtes à l’hummus de Budget Bytes.

En macaroni au fromage fait maison, qu’il s’agisse du Vegan BLT Mac & Cheese de Vegan with a Vengeance ou encore du Vegan Black Pepper Mac and Cheese de Vegan Richa.

En macaroni au fromage du resto, comme celui (deux photos valent mieux qu’une) de l’incroyable NuVegan Café, à Washington, DC (je vous en reparlerai peut-être).

En sauce à la bette à carde, comme dans cette recette d’Isa Chandra, ou en lasagne de mon cru, un peu décrisse mais délicieuse, servie sans cérémonie dans un grand bol avec de la sauce forte pour manger tranquille devant la télé.

Et finalement, en soupe tofu et nouilles ou en salade, parce que franchement, les pâtes, c’est bon partout.

Voilà — c’est tout pour ce soir! J’espère que cette première édition du Vegan MoFo sur Végane-franglais vous a plu. Si oui, croisez les doigts pour que je remette ça demain (on ne sait jamais)!

À très bientôt,

—s

 

Les 3 choses de la semaine (no. 2)

Vous souvenez-vous que dans le dernier billet, j’avais évoqué la possibilité qu’à l’occasion, les Trois choses de la semaine ne soient ni strictement hebdomadaires, ni au nombre de trois? Tant mieux, parce que je m’apprête à écrire sur quatre affaires qui datent presque toutes de plus de sept jours. Correct? Correct.

1) « Orchestré » au MAC.

D’emblée, si vous cliquez sur le lien, vous allez penser que je vous niaise : cette expo présentée par le Musée d’art contemporain de Montréal s’est terminée le 17 octobre. Je n’ai rien à dire pour ma défense, à part peut-être que je n’ai jamais prétendu faire du journalisme culturel par ici (quoique, maintenant que j’y pense, ça pourrait être chouette).

Je me suis rendue au MAC un samedi après-midi, avec le copain et les beaux-parents, ces derniers étant en visite pour la fin de semaine. N’ayant pas pris la peine de consulter la liste des expos en cours, nous avons été un peu déçus d’apprendre que le gros des salles était inaccessible en raison des préparatifs de la très prochaine Biennale. Qu’à cela ne tienne; il y avait « Orchestré », une petite expo qui réunissait deux oeuvres à caractère résolument immersif : l’Orchestre à géométrie variable de Jean-Pierre Gauthier et le data.tron de Ryoji Ikeda.

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Jean-Pierre Gauthier, maître constructeur de machines à dessiner et de sculptures cinétiques, prête ici ses talents à la fabrication d’instruments et à une partition complexe. Orchestre à géométrie variable est un environnement sculptural chaotique mais rigoureux, qui allie électronique, robotique primitive et éléments musicaux pour mettre en scène une expérience sensorielle et kinesthésique. Dix-neuf compositions préprogrammées explorent un arrangement varié de styles musicaux qui, ensemble, produisent un nouveau type d’expérience musicale.

— le sympathique site du MAC

Mes impressions sur l’oeuvre de Gauthier :

  • J’avais très envie de tout toucher.
  • Parfois, ça faisait beaucoup de bruit, parfois presque pas, et parfois pas du tout.
  • J’avais vraiment très envie de tout toucher.

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Creusant des notions reliées à l’infini, à l’immatériel et au transcendantal, l’artiste numérique et musicien Ryoji Ikeda orchestre les infimes particules encodées du savoir — data ou données — pour en tirer des manifestations visuelles et sonores élaborées, à la beauté fascinante. Partie du plus vaste projet intitulé datamatics, qui recherche comment des conceptions abstraites de la réalité servent à déchiffrer, à encoder et à contrôler le monde, data.tron réunit trois ensembles de visualisation de données : défaillances et erreurs informatiques, renseignements complets sur le séquençage du chromosome 11 et nombres transcendantaux (des constantes mathématiques comme e et pi) — nombres gigantesques, significatifs et sans fin.

—  toujours le sympathique site du MAC

J’aime bien les oeuvres qui exigent que je m’assoie par terre, dans une petite salle sombre, en compagnie d’inconnus. En plus, dans cette salle-là, il y avait un tout petit enfant qui était sans nul doute très conscient d’avoir un public et qui faisait beaucoup de choses très drôles. Je vous avais fait une vidéo, mais il paraît que WordPress n’en permet pas le téléversement à moins d’avoir un compte payant et l’argent, ben ça pousse pas dans les arbres. Je crains donc que la performance du jeune artiste, du moins telle que captée par bibi, ne soit condamnée à l’oubli.

2) Rae Spoon et Echo Beach à la Rocket Science Room

Je me suis rendue seule à ce concert très intime (un petit exploit en soi) et ne l’ai pas regretté. C’était vraiment très, très bien.

Je profite de l’occasion pour recommander My Prairie Home, le très bon documentaire réalisé par Rae Spoon, qu’on trouve encore, je crois, sur Netflix.

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3) Atlanta de Donald Glover.

C’est l’histoire d’Earn, qui s’efforce (avec un succès mitigé) de percer comme gérant sur la scène rap d’Atlanta, Georgia. C’est drôle, c’est touchant et c’est très, très bien écrit.

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4) Drink More Water, Be More Honest, de Sarah Mirk

J’aime beaucoup Sarah Mirk. En plus d’être l’éditrice web du magazine féministe Bitch, elle anime le podcast Popaganda et publie des bédé-essais (ma tentative de traduction de l’expression non-fiction comics — je sais, c’est pas tout à fait ça). Elle est également l’auteure de Sex From Scratch: Making Your Own Relationship Rules, que j’ai reçu par la poste il y a un peu plus d’une semaine et que je feuillette avec plaisir depuis.

Elle dessine aussi des chiens.

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Drink More Water, Be More Honest: 30 Lessons From My 20’s, c’est un zine plein de bons conseils, dont voici mon top 3 :

Don’t date white guys who have dreamcatchers over their bed.

Practice saying no.

Ask as many questions as you want.

Ça m’a donné envie de faire ma propre liste, genre Les leçons de la mi-vingtaine. Peut-être même que je ferai des dessins. À suivre.

À la prochaine,

—s

 

3 Things from This Week (# 1)

So, it’s been a solid week-and-a-half since my last update on here. I was starting to feel bad about it, which somehow made it harder to remedy the situation, but luckily, I came up with a (partial) solution to what I expect will be a recurring problem. I call it 3 Things from This Week. 

One of my favorite things about personal blogs is that when updated somewhat regularly, they can serve as an archive of sorts for one’s feelings, thoughts, and experiences. Sound like a diary? Yep. The problem with diaries is, I get bored with them. Within days. I think it’s the whole privacy thing: I always get sick of writing for myself only. Not that this blog has attracted a vast readership so far, mind you; nonetheless, it’s out there, anyone could theoretically read it and, thus far, that’s plenty for me.

But I digress. The reason I started talking about this diary stuff is that I think I want Végane franglais to function as an archive. I like the idea of being able to look back on it, months and years from now, and be reminded of some of the things I read, saw, heard, or did during a given week. Hence 3 Things a Week, which (as you’ve probably guessed by now) will be about at least three things from a given week that I’d like to remember (or be reminded of) in the future.

To be clear, this may not actually be a weekly feature. Most likely, there will be weeks where I’m too busy to post—and maybe even weeks so boring or terrible that I won’t wish to remember much about them at all. Hopefully, it will also be about more than three things, sometimes—whether because the past week has proven particularly interesting, or because I’ve waited too long since the last installment, and things have started to pile up.

Oh, and in the spirit of this blog’s premise, 3 Things from This Week will be a bilingual feature. I might call the French version Les 3 choses de la semaine. We’ll see.

Cool? Cool. Then, without further ado, here’s three things from this week:

1) ‘The Deaf Body in Public Space’ by Rachel Kolb, via The New York Times.

This is a piece about alienation, otherness, exclusion, visibility, relationality and relatability, and the ways in which certain bodies and their means of expression are made to feel or seem too loud, or like they take up too much space, while others are validated, essentialized even. I like this paragraph a lot:

“When I reflect on this memory two decades later, I recognize how my childhood friend, whom at the time I had found to be so accusatory, had really gaped at me with a sort of wonder. My signing challenged the rules of social conduct she’d absorbed from adults, and to her I must have seemed ignorant or radically rebellious, or perhaps both. But pointing was a truly fundamental act for me; it was how I expressed what my grown-up scholarly self would call relationality — the idea of being in the world in relation to others. Through sign language, a properly poised finger allowed me to say you and me and he and she and they. If I did not point, how could I make a human connection?”

This is also, I think, a piece about self-empowerment and self-affirmation through language, and specifically through sign language. On that topic:

“When I sign, when I use my body to communicate, it indeed elicits a different state of mind, one that invites and guides the physical gaze, but this need not feel discomforting or unwelcome. On the contrary: looking at me, at my body and everything it says, shows me that you are paying attention. We meet each other in the midst of this physical and linguistic self-expression, and our connection surpasses a disembodied voice and expands to include our entire beings. Right here, looking back at you, I feel like I have made contact.”

Mental note: I should really start learning LSQ (Québec’s sign language) again.

2) ‘Texts from Jane Eyre’ by Mallory Ortberg, via The Hairpin.

This just made me laugh a lot. I know it’s from 2012, but I don’t care. Here’s my favorite part:

“RELATE TO ME THE VAGRANT GLORIES OF THE RUINED WOODS
do you really want me to describe my walk to you
MORE THAN ANYTHING YOU POCKET WITCH
it is fairly cloudy out
looks like rain soon

3) Yamato (California) by Daisuke Miyazaki.

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This is the first FNC film my partner and I went to see this year. It was being shown at UQÀM’s Judith-Jasmin Annexe building, which I’d never been to before. The projection was followed by a short Q&A with director Daisuke Miyazaki.

Yamato (California) takes place in Yamato, Japan, the director’s hometown. In Yamato is the Atsugi Naval Air Facility, which is the largest U.S. military base in the Pacific Ocean. The base is like an American island within Honshu Island: the soldiers have everything they need on the inside, and so seldom leave the base, and all mail addressed to them is sent to “Yamato, California”. The film follows Sakura, a young aspiring MC influenced by American rappers, who lives with her mother and brother. When Rei, the mother’s absentee boyfriend’s daughter, comes visiting from San Francisco, she and Sakura become friends.

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I’m happy we went to see Yamato. I really liked the way it portrayed the friendship between Sakura and Rei, and it was especially interesting to share the director’s insight into today’s Japan. I’d like to watch it again someday.

Well, that’s it for this first installment of 3 Things from This Week. I did it! And you made it to the end! Congrats!

Thanks for reading,

—s

 

This is the English intro post that’s roughly equivalent to the French one below.

Except not quite. 

As I mentioned in my first post, although I am a Translation major (English-to-French), I don’t intend for this blog to feature translated content—not for the most part, anyway. Still, I feel as though it’s only fair I should introduce the blog and its linguistic premise in both languages. For one, not doing so would seem sort of rude; plus, I’m a rather self-centered individual, and as such, I tend to seize every occasion to write about myself and the reasons I do the things I do.

So. The bilingual thing.

A friend once called me a “secret francophone”, a turn of phrase I find at once quite cute and fairly representative of the kind of self-image I’ve tried to project in English-speaking circles for a while now. I’m a born-and-raised francophone from Montreal, PQ. Like most French-speaking Québécois kids my age, I started ESL classes in the third grade, when I was seven years old. For years, English was primarily a source of mid-level anxiety: I was very self-conscious about pronunciation, grammar, spelling—all of it, really—and I wasn’t getting the amount of practice required to actually get better. Then, when I was 12, I spent a school year in an English “immersion” program, which helped a lot with the confidence issue. From then on, I was, for lack of a better word, hooked.

I consumed a lot of English media in the years that followed—movies, music, blogs, etc. I also started talking to myself in English when I was alone. I’d reenact conversations I’d had in French and try to translate them into English, or come up with new, fictional exchanges from scratch. I’d practice whenever I was (relatively) alone, which was often on my walks to and from school and, eventually, my part-time job. It must’ve looked pretty weird, but I was getting better.

There was a thrill, I soon found out, to being able to “pass” as an anglophone, even if it was just for the first few minutes of an encounter. I still wonder why that is. I suspect there are a lot of underlying problems to that question. I still feel the thrill from time to time.

In any case, I graduated from high school, then Cégep, with high marks in both English and French. I took a job where I had ample opportunity to speak (and write) the two, and I did. I was starting to feel quite bilingual. Parallel to work, I went to university in French (first for philosophy, then for translation). I met my partner, a New Englander who didn’t speak much French and introduced me to his friends from Nova Scotia and Ontario, who in turn introduced me to more Montreal anglophones. Meanwhile, I continued speaking French with other close friends, with family and with colleagues. Today, I’d say my life is about 50-50: half-English, half-French. It’s a little weird sometimes, but I like it.

One thing I’ve always liked is writing. I get to do it quite a bit these days, between school and work. Another thing I’ve always liked is having a text-based blog. I had a whole string of them back in high school (including some almost entirely dedicated to terrible teenage poetry), but as an adult, I’ve had trouble getting started again. The main issue, I came to realize, was that of language: I couldn’t choose for the life of me between English and French.

In the end, I didn’t.

Thanks for reading,

—s