(un genre de) choucroute garnie végane

Il y a très, très longtemps, presque dans une autre vie, je travaillais pour un marchand de saucisses.

Ben oui.

Pis d’la vraie saucisse, là! À’ viande, pis toute! J’en préparais, j’en vendais, j’en cuisinais, j’en mangeais… C’était vraiment une autre époque.

Outre les saucisses elles-mêmes, une des spécialités de la boutique en question était la choucroute garnie, aussi appelée choucroute royale. C’est un plat d’origine alsacienne, à base de choucroute, bien sûr, qui est longuement cuite dans la bière ou le vin avec toutes sortes de viandes : bacon, kolbassa (un saucisson polonais), kasseler (porc salé, légèrement fumé), jambon, saucisses, etc.

Rien de tout ça ne semble très végane, me direz-vous, et vous aurez raison. Sauf qu’après deux ans et demi de véganisme, la choucroute garnie s’est mise à me manquer, et j’ai pris sur moi de la véganiser. Le résultat est ci-dessous.

Quelques remarques avant de vous lancer :

  • Je trouve souvent les saucisses végé trop molles ou pas assez goûteuses, comparées aux saucisses de porc (et ce n’est pas plus grave que ça). Qu’à cela ne tienne, ma recette met de l’avant les ingrédients naturellement végé : le chou et les pommes de terre, mais aussi les pommes vertes (un truc que j’ai volé à ma mère) et les baies de genièvre. Ceci dit, si vous raffolez de saucisses véganes, n’hésitez pas à en mettre plus!
  • Dans une choucroute garnie traditionnelle, on n’ajoute pas de sel, ou très peu, car la charcuterie, qui mijote longuement avec le chou, suffit à saler la préparation. Ce n’est pas le cas ici! Il faut donc goûter, saler et poivrer avant de servir.
  • Traditionnellement, on sert la choucroute garnie de de saucisses entières. Faut croire que quand je travaillais pour le saucissier, la tradition en a pris un coup, parce que nous, on mélangeait tout avant de servir!
  • La recette a l’air longue et compliquée, mais c’est parce qu’elle inclut toutes les étapes de préparation (trancher les pommes, couper les pommes de terre, etc.), que je vous fais faire durant le downtime, parce que j’suis smatte de même.

CHOUCROUTE GARNIE VÉGANE

(1 heure, 6 à 8 portions selon les appétits)

IMG_20171102_195230_565

Ingrédients :

  • 2 c. à soupe d’huile d’olive
  • 1 gros oignon
  • une pincée de sel
  • 3 gousses d’ail
  • 2 pommes vertes
  • environ 700 g de pommes de terre
  • un bol d’eau glacée
  • 1,5 l de choucroute au vin
  • une bouteille de bière au choix (ou 300 ml de vin blanc)
  • 10 à 12 baies de genièvre
  • 4 à 6 saucisses véganes au choix*
  • sel et poivre, au goût
  • feuilles de persil, pour décorer

*Traditionnellement, la choucroute contient plusieurs types de viande à base de porc. N’hésitez donc pas à y aller de vos fausses viandes préférées : saucisses à « hot-dog », knackwurst végé, alouette!

Instructions :

Dans une grande casserole, réchauffer l’huile à feu moyen. Pendant ce temps, couper l’oignon en deux, puis le trancher en demi-lunes. Faire caraméliser dans l’huile avec une pincée de sel (remuer, mais pas trop souvent, pour laisser brunir).

Pendant que l’oignon caramélise, hacher l’ail, trancher les pommes et couper les pommes de terre en gros dés (ne peler ni les pommes, ni les pommes de terre). Réserver l’ail et les pommes. Dans une casserole de taille moyenne, recouvrir les pommes de terre d’environ 3 cm d’eau froide et porter à ébullition. Laisser cuire pendant quelques minutes, jusqu’à tendreté (tester avec une fourchette). Égoutter les pommes de terre, les mettre dans l’eau glacée et réserver.

Une fois les oignons suffisamment caramélisés, ajouter l’ail et mélanger. Faire revenir pendant une minute, pas plus. Ajouter les pommes vertes, la choucroute, la bière ou le vin et les baies de genièvre, puis mélanger. Porter le liquide à ébullition, puis réduire le feu, couvrir et laisser mijoter pendant environ 30 minutes.

Pendant que la choucroute mijote, préparer les saucisses à son goût : coupées en rondelles ou sur le long, ou entières; bouillies ou grillées; etc. L’essentiel, c’est qu’elles soient prêtes à manger au moment de les ajouter au mélange.

Une fois les 30 minutes écoulées, égoutter les pommes de terre et vérifier la consistance de la choucroute. Si elle est trop liquide, laisser mijoter à découvert pendant quelques minutes. Ajouter les pommes de terre, puis saler et poivrer au goût (voir remarques). Si désiré, ajouter les morceaux de saucisses à la casserole et mélanger; sinon, servir la choucroute dans un bol ou une assiette, garnie de saucisses. Dans les deux cas, décorer de persil.

Bonne choucroute, là!

—s

Advertisements

pâtes crémeuses aux tomates et au brocoli + grand retour?

Ah ben kin, un billet de blogue! Je sais, je sais, ça fait longtemps.

Ça doit être l’esprit de la rentrée qui me travaille. Aujourd’hui, sur Instagram, quand quelqu’un m’a demandé la recette de mon dernier plat de pâtes, j’ai été tentée. Qui sait? C’est peut-être le début d’une période de renouveau pour Végane-franglais (mot-clé : peut-être). Après tout, cette année, le Vegan MoFo a lieu en octobre… Aussi bien me remettre dans le bain. (Pour voir les billets de l’an dernier, c’est par ici.)

C’est un plat tout simple que je vous présente aujourd’hui. Simple, mais, pour l’étudiante pauvre que je suis toujours, un brin luxueux. Rien d’extravagant, mais entre les tomates cerises (ou raisins, je juge pas), les tomates séchées et la généreuse portion d’huile d’olive, ce n’est pas exactement la recette la plus cheap de mon répertoire.

En même temps, c’est cute, bon, crémeux et vite fait. C’est à la fois estival et réconfortant, et c’est une bonne raison d’aller au marché s’il y en a un près de chez vous (les tomates y sont presque toujours moins chères).

Mention spéciale à mon beau-père Benoit, qui m’a plus d’une fois préparé un plat semblable (sans le brocoli), et chaque fois m’a promis la recette, sans jamais me l’envoyer (c’est un homme occupé). Total, j’ai fait ce que j’ai pu pour recréer la chose. Je suis assez contente du résultat.

PÂTES CRÉMEUSES AUX TOMATES ET AU BROCOLI

(30 minutes, 4 à 6 portions*)

Untitled

Ingrédients :

  • 500 g de spaghettini (ou autres pâtes longues)
  • 80 ml (1/3 tasse) d’huile d’olive
  • 1 oignon jaune de taille moyenne, haché
  • 2 gousses d’ail, émincées
  • 680 g de tomates cerises ou raisins, rincées et égouttées
  • 250 g de tomates séchées, émincées
  • 300 g de fleurons de brocoli, congelés ou frais
  • 125 ml (1/2 tasse) de crème de soya
  • sel et poivre, au goût

Instructions :

Remplir une grande casserole d’eau, saler généreusement et porter à ébullition. Cuire les pâtes selon les instructions de l’emballage. Égoutter et réserver les pâtes dans la casserole avec un petit filet d’huile d’olive (pour éviter qu’elles collent).

Pendant que l’eau chauffe, commencer à préparer la sauce. Si ce n’est déjà fait, mesurer l’huile d’olive. Prélever une c. à soupe et la faire chauffer à feu moyen dans une casserole de taille moyenne. Faire revenir l’oignon avec une pincée de sel pendant environ cinq minutes, en remuant de temps en temps, jusqu’à ce qu’il ait ramolli.

Ajouter l’ail et faire sauter pendant 30 secondes, puis, ajouter les tomates cerises et le reste de l’huile. Combiner, puis couvrir et laisser mijoter à feu moyen (doux si ça se met à bouillir) jusqu’à ce que les tomates commencent à ramollir (environ cinq minutes). Ajouter les tomates séchées et les fleurons, combiner, couvrir de nouveau et laisser mijoter (augmenter la température au besoin) jusqu’à ce que le brocoli soit tendre et chaud (trois à cinq minutes s’il est frais, huit à 10 s’il est congelé).

À cette étape, les tomates devraient avoir commencé à se défaire dans la casserole et la sauce devrait être très chaude. Retirer du feu, ajouter la crème de soya et mélanger. Saler et poivrer au goût, puis incorporer aux pâtes. Bon appétit!

* 4 pour une grosse faim, 6 pour une moyenne faim, comme dirait l’autre.

C’est tout pour ce soir! À bientôt, là.

—s

Les 3 choses de la semaine (no. 5), ah pis d’la marde

1341234-six-victimes-attentat-quebec-sens

Les six victimes de l’attentat de Québec, clockwise : Ezzedine (Azzeddine) Soufiane, Boubaker (Aboubaker) Thabti, Ibrahima Barry, Abdelkrim Hassane, Khaled Belkacemi, Mamadou Tanou Barry.

Bon.

Ben cette semaine, c’est de la marde.

J’aurais pu vous parler de ce film ou de cet album, ou de la troisième saison de Please Like Me, mais je pense que je vais laisser faire. À la place, je vous conseille :

Fait que c’est ça. Ah oui, pis je suis allée à la vigile de solidarité avec les musulman.e.s de Québec, lundi soir. Je pense que c’est peut-être ça, ma résolution de 2017 : essayer de show up. Je vais faire de mon mieux, en tout cas. C’est trop important.

Bye là,

—s

Les 3 choses de la semaine (no. 4)

Je me demande si ça va devenir une habitude que d’écrire mon billet hebdomadaire le dimanche soir. C’est peut-être mon nouveau statut d’employée de bureau à temps plein qui parle (ou c’est la marque insidieuse du capitalisme dans lequel je baigne depuis ma tendre enfance), mais pour moi, le dimanche, c’est inexorablement le dernier jour de la semaine.

Rien d’étonnant là, me direz-vous (et il n’y aura que les calendriers pour vous contredire), mais pas moins vrai pour autant. Par conséquent, le dimanche, c’est aussi le jour par excellence pour avoir des regrets… et faire du rattrapage. À preuve, ce billet (et les trois cadres que j’ai enfin accrochés dans ma chambre).

Mais assez de niaisage. Sans plus tarder, voici les trois choses de la semaine.

1) Aller voir des shows.

drab-majesty

Deb DeMure, de Drab Majesty.

Les derniers jours ont été riches en concerts (enfin, riches pour moi, la fille qui va voir en moyenne cinq, peut-être six shows par année). Mardi soir, je suis allée voir le duo MadManMind, dont fait depuis peu partie mon amie Pandora, au resto-bar L’Escalier.

Ayant à plusieurs reprises entendu parler du lieu, sans pourtant y avoir jamais mis les pieds, j’ai été agréablement surprise d’y trouver de la bière pas chère (vraiment pas chère), un délicieux burger végane et une atmosphère très sympathique. Gab Stu Toé et Alex Charbonneau, qui jouaient respectivement en premier et en second (et que je ne connaissais ni l’un.e ni l’autre), m’ont beaucoup plu. Quant à MadManMind, je les ai trouvés parfaits, géniaux, A+. Vous pouvez écouter leur musique ici et .

Trois jours plus tard, je me suis rendue avec des amis au concert de Cold Cave, qui avait lieu au Théâtre Fairmount. Je ne connais Cold Cave que depuis un mois ou deux; Pandora (toujours la même) m’a fait découvrir sa musique en prévision du concert de vendredi, et je lui en suis très reconnaissante.

Outre la joie de voir Cold Cave in the flesh (au risque de faire cliché, c’est encore meilleur en show), ce fut aussi pour moi l’occasion de découvrir Drab Majesty, dont j’ai aimé l’esthétique pointue, la vibe tragique et la très très belle musique. C’était une maudite belle soirée.

2) La saison deux de Please Like Me.

Debra-Lawrance-as-Rose-and-Hannah-Gadsby-as-Hannah-Please-Like-Me-ABC_2048x2048.jpg

Debra Lawrance et Hannah Gadsby, qui jouent respectivement Rose et Hannah dans Please Like Me.

Ben et moi avons commencé à regarder Please Like Me il y a quelques semaines. La série raconte l’histoire de Josh, un jeune vingtenaire australien fraîchement dompé par sa copine, et qui se trouve forcé de confronter à la fois son homosexualité réprimée et la maladie mentale de sa mère, avec laquelle il se voit forcé d’emménager après qu’elle ait fait une tentative de suicide.

Nous avons tranquillement traversé la première saison, que j’avais trouvée pas mal du tout, mais c’est la deuxième qui m’a fait tomber en amour avec cette série dont le discours sur la santé mentale, en particulier, me plaît/touche beaucoup. J’ai déjà hâte de voir la suite.

3) The Struggle Bus.

img_7680.jpg

Parlant de santé mentale, je veux absolument mentionner The Struggle Bus, un podcast recommandé par mon amie Sophie (!) à sa dernière visite. Il s’agit d’un projet de l’actrice et productrice Katharine Heller et de l’auteure Sally Tamarkin, deux BFFs qui se rencontrent chaque semaine pour échanger coups de gueule et encouragements et prodiger leurs conseils (toujours bienveillants, jamais condescendants) aux auditeurs qui leurs soumettent leurs problèmes, petits, moyens ou grands. On y parle beaucoup de self-care et de politique, et même, parfois, de véganisme.

Le podcast roule sa bosse depuis 2014. Pour ma part, j’ai commencé au tout premier épisode. J’en suis maintenant au vingt-cinquième. Tranquillement (très tranquillement), j’espère rattrapper Katharine et Sally.

Voilà — je pense bien que c’est tout pour ce soir. Bonnes lectures, bons visionnements, bonnes écoutes et bonne semaine.

—s

#veganmofo 2016 (jour 14) : mon smoothie vert préféré

corn2016-1

Aujourd’hui, au pays du Vegan MoFo, c’est jour de repas monochrome :

Make some food that is all based around one colour only.

le site du Vegan MoFo

Oké debord.

Je vous avoue que de toutes les semaines du MoFo 2016, c’est celle-ci que j’appréhendais le plus. Pourquoi? D’une part parce que, université oblige, je savais d’avance qu’elle serait particulièrement chargée niveau étude. D’autre part, je n’ai vraiment pas l’habitude de planifier mes repas en fonction des couleurs, encore moins des couleurs complémentaires (et je ne vous parle même pas de la journée « bouffe gothique », qui avance à grands pas et que je crains par dessus tout).

Compte tenu de tout ce stress, j’ai décidé, pour le premier jour de la semaine tant redoutée, de prendre ça relaxe. Je m’explique :

  1. La recette que je vous présente aujourd’hui contient des ingrédients d’au moins trois couleurs différentes, mais le résultat final, lui, est indubitablement monochrome. Je me dis que c’est acceptable.
  2. ll s’agit d’un smoothie. Vert. Ben oui.

Je sais, je sais : un smoothie, c’est presque pas une recette. Vous avez raison. Mais j’aime beaucoup ma recette de smoothie vert, et en plus, aucun de mes repas de la journée (bol de céréales, sandwich à la salade aux œufs sans œufs et pâtes à la sauce tomate et aux lentilles) ne satisfaisait au critère monochrome.

J’ai donc décidé de partager ma recette avec vous. C’est un smoothie que j’aime boire l’été, quand il fait très chaud, mais aussi, curieusement, lorsque j’ai le rhume et que presque rien d’autre ne me fait envie.  Si ça vous ennuie, vous n’avez qu’à passer votre chemin (je ne vous en tiendrai pas rigueur) et à revenir demain. (Ou pas : je n’ai encore aucune idée de ce que je vais préparer.)

MON SMOOTHIE VERT PRÉFÉRÉ

(5 minutes, 1 portion, se double facilement)

Ingrédients :

  • 1 tasse (bien tassée) d’épinards ou de feuilles de chou vert frisé (kale)
  • 1 tasse de lait de soya (pour un smoothie protéiné) ou de lait de coco (pour un smoothie plus riche)
  • 1 tasse de morceaux de mangues surgelés
  • 1 banane mûre (congelée ou pas), sans la peau
  • quelques glaçons (si la banane est à température ambiante)
  • 1 ou 2 c. à soupe de graines de chanvre, de lin ou de chia (facultatif)
  • 1 c. à soupe de jus de citron (facultatif)

Instructions :

Mettre les épinards ou le kale dans le mélangeur et ajouter le lait. Mélanger à vitesse élevée jusqu’à ne plus voir de petits morceaux de feuilles. Ajouter tous les autres ingrédients à l’exception du jus de citron et mélanger de nouveau, jusqu’à l’obtention d’une texture homogène et très lisse. Goûter avant d’ajouter le jus de citron. Servir immédiatement ou réfrigérer.

Voilà; c’est tout pour aujourd’hui! J’espère que cette recette très simple vous a plu. Pour ma part, je retourne travailler sur mon exposé oral de demain (une autre excellente raison d’être stressée).

À bientôt,

—s

 

8#veganmofo 2016 (jour 6) : ma recette de soupe aux légumes

corn2016-1

Something that always cheers you up.

le site du Vegan MoFo

C’est aujourd’hui que s’achève la première semaine du Vegan Month of Food (petits applaudissement discrets). Hourra! J’avoue que je suis assez fière de moi : jusqu’à maintenant, j’ai réussi à publier tous les jours, soit sur ce blogue, soit sur Instagram. (N’hésitez pas à aller voir les publications « Instagram-only » des jours trois et cinq si ce n’est déjà fait).

Aujourd’hui, c’est bouffe réconfort (comfort food, tsé). Pour l’occasion, je vous présente ma recette de soupe aux légumes, un heureux croisement (c’est du moins mon avis) entre la très bonne recette de soupe alphabet d’Isa Chandra, qu’on trouve dans son livre Isa Does It (ainsi que sur son site), et celle, savoureusement réconfortante, que ma mère me préparait quand j’étais petite.

Les jours d’anxiété, de déprime ou de gros rhume, cette soupe me fait le même effet qu’une conversation téléphonique impromptue avec ma mère : elle me réconforte et me donne l’impression que finalement, la vie, c’est pas si pire. Je note au passage que ma mère n’a jamais mis, de mémoire, de nouilles dans sa soupe aux légumes, ni Isa de pois chiches dans la sienne; le mariage des deux, toutefois, ne fait à mon sens que bonifier cette soupe très tomatée, pleine de légumes et délicieuse.

MA SOUPE AUX LÉGUMES ET AUX NOUILLES

(30 minutes, environ 6 portions)

soupe

Ingrédients :

  • 2 c. à soupe d’huile d’olive
  • 1 oignon de taille moyenne, haché
  • 4 branches de céleri, sans les feuilles, en demi-rondelles
  • 2 gousses d’ail, hachées
  • 1 tasse de carottes pelées et coupées en rondelles (ou de bébé-carottes en petits tronçons si je file paresseuse)
  • 2 c. à thé de thym séché
  • 1 c. à thé de basilic séché
  • 1/2 c. à thé d’estragon séché
  • 6 tasses de bouillon de légumes, maison ou du commerce (j’aime bien celui-ci)
  • 1 tasse de petites pâtes (alphabet pour le facteur cute, mais sinon c’est pas grave)
  • 796 ml de tomates en dés et leur jus (en conserve)
  • 2 c. à thé de pâte de tomates
  • 540 ml de pois chiches cuits (en conserve ou faits maison)
  • sel et poivre
  • pain croûté, tranché (pour servir, facultatif)

Instructions :

Préchauffer une casserole à feu moyen-vif. Faire revenir dans l’huile les oignons, le céleri et les carottes avec une généreuse pincée de sel, en remuant de temps à autre.

Une fois les oignons devenus translucides, ajouter l’ail et les herbes séchées, mélanger et laisser griller pendant environ 30 secondes, en remuant une fois ou deux (ça devrait commencer à sentir bon). Ajouter le bouillon, porter à ébullition, puis réduire le feu. Ajouter les pâtes, mélanger et laisser mijoter doucement (couvrir au besoin) pendant environ 10 minutes ou jusqu’à ce que les pâtes soient cuites.

Ajouter les tomates en dés dans leur jus, la pâte de tomates et les pois chiches et bien mélanger. Laisser mijoter quelques minutes, le temps que le tout se réchauffe. Si la soupe semble trop claire, ajouter un peu de pâte de tomates. Saler et poivrer au goût et servir avec le pain.

C’est tout pour aujourd’hui! J’espère que vous vous laisserez tenter par cette recette, un jour de grisaille, de pluie, de neige ou de tristesse, et qu’elle vous remontera le moral. Pour ma part, je vous quitte pour aller cuisiner un plat nouveau, recommandé en plus par une amie très chère. Je vous en parlerai peut-être dans un prochain billet!

À bientôt,

—s

 

#veganmofo 2016 (jour 4) : mes huit restos préférés à Montréal

corn2016-1

Where do you eat when you want someone else to cook for you?

les gens du MoFo

Je vais vous faire une confidence : j’aime beaucoup manger au resto. Si bien que si j’étais riche, je me trouverais certainement confrontée à un dilemme quotidien : me faire à manger dans ma cuisine (une activité qui me plaît beaucoup), ou bien aller m’effouérer sur une banquette de restaurant pour me faire servir à manger sans jamais avoir à lever le petit doigt? Tous les jours. Méchant struggle.

Heureusement que je ne suis pas riche.

Je vais vous faire une autre confidence : depuis que je suis devenue végane, j’aime pratiquement tous les restos auxquels je vais. C’est peut-être parce que je me montre plus sélective que quand j’étais omni (après tout, il y a moins de choix quand on est végane), mais honnêtement, ces jours-ci, c’est très rare que je regrette un repas au restaurant. C’est très bien, me direz-vous, mais il y a un hic : lorsqu’est venu le moment de choisir mon resto préféré pour en parler ici, je n’en ai tout simplement pas été capable. Voilà pourquoi, aujourd’hui, je vous parle de mes huit restos préférés.

Avant de me lancer, une petite note à l’attention de celles et ceux qui me suivent sur Instagram : vous vous souvenez peut-être qu’en mai dernier, j’ai fait un petit voyage à Washington, DC, durant lequel j’ai visité de nombreux établissements tous plus véganes (ou végane-friendly) les uns que les autres. J’ai pensé à vous en parler ici, mais après mûre réflexion (une grosse minute, au bas mot), j’ai décidé de me garder ça pour une autre fois, question d’étirer le plaisir. Je me limiterai donc, pour ce billet-ci, à mes restos préférés à Montréal.

L’ordre est alphabétique, parce que j’aime pas ben ben ça, la compétition.

1) Aux Vivres

aux-vivres_1

Qu’est-ce que j’entends? Je manque cruellement d’originalité? Ben oui, mais que voulez-vous; Aux Vivres, c’est Aux Vivres.

Ce restaurant, institution montréalo-végétalienne s’il en est, occupe dans mon coeur de végane une place dont je le soupçonne d’être indélogeable. D’abord, c’est le premier resto végane que j’aie fréquenté; ensuite, j’y ai été initiée par Maya, que j’aime vraiment beaucoup, et avec qui j’y retourne avec plaisir plusieurs fois par année; enfin,  la bouffe y est (presque) toujours parfaite et les banquettes, particulièrement confortables. En plus, ils livrent dans mon quartier!

Mes deux photos datent d’une sortie avec la Maya susmentionnée, il y a de ça quelques mois. En haut, c’est le pain de maïs avec son beurre végé et deux blodés; en bas, c’est le spécial burrito, avec fromage d’avoine, pico di gallo, guac et salade.

aux-vivres

(Vous voyez ce que je voulais dire, dans mon dernier billet, à propos de la salade?)

2) Cafe Dei Campi

cafe-dei-campi

Je ne vais pas assez souvent au Cafe Dei Campi, qui n’est pourtant pas situé très loin de chez moi. Il faut croire que je n’ai pas encore pris l’habitude. En tous les cas, je recommande chaudement cet endroit qui sert café, pains et pâtisseries préparés à l’italienne (je n’y connais rien mais je les crois), en plus de plats salés du jour.

Sur cette photo, il y a une focaccia aux asperges, une tartelette aux pommes qui se cache sous un cornetto au chocolat, un strüdel à la rhubarbe et une salade de lentilles, champignons, pommes et noix. Mais ce que je voudrais le plus manger, en ce moment, c’est un de leurs beignets.

3) Local Jerk

local-jerk

Je ne suis allée chez Local Jerk que deux fois, mais c’est déjà un de mes endroits préférés à Montréal. Cette rôtisserie n’est pas un restaurant végé, mais les quelques options véganes valent vraiment le détour (ou la petite marche, si vous vivez déjà sur le Plateau). Sur la photo, on peut voir l’assiette de jerk de seitan, servie avec pain, riz et salade de chou. À ma visite suivante, j’ai pris le sandwich au jerk. Dans les deux cas, l’expérience s’est avérée plus que mémorable.

4) Sophie sucrée

sophie-sucree_1

Ah, Sophie sucrée. J’adore cette pâtisserie 100 % végane dont la réputation n’est plus à faire. J’aime particulièrement y emmener des omnivores, qui sont toujours surpris par le goût et la texture (parfaits à tous les coups) des scones, cupcakes, feuilletés et (depuis peu) croissants. C’est même en train de devenir une tradition, quand mes beaux-parents montent à Montréal, d’y aller déjeuner.

Sur la photo du haut, on aperçoit un scone aux pommes et un copain qui prend une photo de bouchons. Sur celle du bas, il y a un muffin aux bleuets, un cupcake au café, un croissant, un feuilleté aux épinards et plusieurs cafés noirs.

sophie-sucree

Ces photos me donnent vraiment envie d’un croissant et d’un feuilleté (ou trois).

5) Sushi Momo

sushi-momo

Sushi Momo est le seul restaurant que j’aie personnellement fréquenté à s’être converti au véganisme après des débuts carnés. Des fois, j’y pense, et ça me fait vraiment très plaisir. À part ça, les sushis sont toujours très surprenants et complètement savoureux. En plus, le décor est très cool.

La photo du haut, c’est une entrée de gyozas. Celle du bas, ben c’est des sushis. Je ne me souviens malheureusement plus de leur composition (ça fait quelques mois), mais je sais, en tout cas, que c’était remarquablement bon.

sushi-momo_1

J’ai toujours du mal à prendre de bonnes photos chez Momo. Je blâme l’éclairage.

6) Café Tuyo

J’aime beaucoup ce joli café du Plateau. On y retrouve des plantes, plein de bonne bouffe végane et une atmosphère très chill. En plus, il s’y passe toujours plein de choses intéressantes.

tuyo

Sur la photo : deux sandwichs (un tof, un demi-vedge), une soupe au brocoli et un chaï latté.

7) Café Venosa

venosa_4

Venosa, c’est un peu l’endroit parfait pour une Sophie : bouffe complètement végane et chats complètement charmants. La dernière fois que j’y suis allée, l’un deux a volé une bouchée de mon beigne, ce qui, je ne vous le cacherai pas, était en soi une expérience extraordinaire.

venosa_1

C’est aussi l’endroit qui m’a réconciliée avec l’idée qu’on puisse manger une toast à l’avocat dans un resto sans se sentir un peu flouée.

venosa_2

Et regardez-moi ce cupcake! (Made by Sophie sucrée, bien sûr.) Miaou.

8) Yuan végétarien

img_20160519_224308

Chez Yuan aussi, j’ai du mal à prendre de bonnes photos, mais je ne crois pas que soit la faute à l’éclairage. Je pense que c’est plutôt parce que j’ai trop hâte de manger. Tout y est tellement bon! Et je dois avouer que je suis tellement en amour avec le menu à volonté que je n’ai jamais rien commandé à la carte.

De mémoire, sur la photo, il y a : des dumplings, un ravioli en sauce arachide (les autres ont sans doute déjà été engloutis), quelque chose de frit (tofu agadashi?), des végé-fruits de mer frits au sel et au poivre, un rouleau impérial, une brochette que j’ai du mal à identifier, des pochettes croustillantes et des légumes tempura.

Et c’est tout pour aujourd’hui! J’espère vous avoir donné envie d’une sortie au resto!

À bientôt,

—s