Les 3 choses de la semaine (no. 5), ah pis d’la marde

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Les six victimes de l’attentat de Québec, clockwise : Ezzedine (Azzeddine) Soufiane, Boubaker (Aboubaker) Thabti, Ibrahima Barry, Abdelkrim Hassane, Khaled Belkacemi, Mamadou Tanou Barry.

Bon.

Ben cette semaine, c’est de la marde.

J’aurais pu vous parler de ce film ou de cet album, ou de la troisième saison de Please Like Me, mais je pense que je vais laisser faire. À la place, je vous conseille :

Fait que c’est ça. Ah oui, pis je suis allée à la vigile de solidarité avec les musulman.e.s de Québec, lundi soir. Je pense que c’est peut-être ça, ma résolution de 2017 : essayer de show up. Je vais faire de mon mieux, en tout cas. C’est trop important.

Bye là,

—s

Les 3 choses de la semaine (no. 4)

Je me demande si ça va devenir une habitude que d’écrire mon billet hebdomadaire le dimanche soir. C’est peut-être mon nouveau statut d’employée de bureau à temps plein qui parle (ou c’est la marque insidieuse du capitalisme dans lequel je baigne depuis ma tendre enfance), mais pour moi, le dimanche, c’est inexorablement le dernier jour de la semaine.

Rien d’étonnant là, me direz-vous (et il n’y aura que les calendriers pour vous contredire), mais pas moins vrai pour autant. Par conséquent, le dimanche, c’est aussi le jour par excellence pour avoir des regrets… et faire du rattrapage. À preuve, ce billet (et les trois cadres que j’ai enfin accrochés dans ma chambre).

Mais assez de niaisage. Sans plus tarder, voici les trois choses de la semaine.

1) Aller voir des shows.

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Deb DeMure, de Drab Majesty.

Les derniers jours ont été riches en concerts (enfin, riches pour moi, la fille qui va voir en moyenne cinq, peut-être six shows par année). Mardi soir, je suis allée voir le duo MadManMind, dont fait depuis peu partie mon amie Pandora, au resto-bar L’Escalier.

Ayant à plusieurs reprises entendu parler du lieu, sans pourtant y avoir jamais mis les pieds, j’ai été agréablement surprise d’y trouver de la bière pas chère (vraiment pas chère), un délicieux burger végane et une atmosphère très sympathique. Gab Stu Toé et Alex Charbonneau, qui jouaient respectivement en premier et en second (et que je ne connaissais ni l’un.e ni l’autre), m’ont beaucoup plu. Quant à MadManMind, je les ai trouvés parfaits, géniaux, A+. Vous pouvez écouter leur musique ici et .

Trois jours plus tard, je me suis rendue avec des amis au concert de Cold Cave, qui avait lieu au Théâtre Fairmount. Je ne connais Cold Cave que depuis un mois ou deux; Pandora (toujours la même) m’a fait découvrir sa musique en prévision du concert de vendredi, et je lui en suis très reconnaissante.

Outre la joie de voir Cold Cave in the flesh (au risque de faire cliché, c’est encore meilleur en show), ce fut aussi pour moi l’occasion de découvrir Drab Majesty, dont j’ai aimé l’esthétique pointue, la vibe tragique et la très très belle musique. C’était une maudite belle soirée.

2) La saison deux de Please Like Me.

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Debra Lawrance et Hannah Gadsby, qui jouent respectivement Rose et Hannah dans Please Like Me.

Ben et moi avons commencé à regarder Please Like Me il y a quelques semaines. La série raconte l’histoire de Josh, un jeune vingtenaire australien fraîchement dompé par sa copine, et qui se trouve forcé de confronter à la fois  son homosexualité réprimée et la maladie mentale de sa mère, avec laquelle il se voit forcé d’emménager après qu’elle ait fait une tentative de suicide.

Nous avons tranquillement traversé la première saison , que j’avais trouvée pas mal du tout, mais c’est la deuxième qui m’a fait tomber en amour avec cette série dont le discours sur la santé mentale, en particulier, me plaît/touche beaucoup. J’ai déjà hâte de voir la suite.

3) The Struggle Bus.

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Parlant de santé mentale, je veux absolument mentionner The Struggle Bus, un podcast recommandé par mon amie Sophie (!) à sa dernière visite. Il s’agit d’un projet de l’actrice et productrice Katharine Heller et de l’auteure Sally Tamarkin, deux BFFs qui se rencontrent chaque semaine pour échanger coups de gueule et encouragements et prodiger leurs conseils (toujours bienveillants, jamais condescendants) aux auditeurs qui leurs soumettent leurs problèmes, petits, moyens ou grands. On y parle beaucoup de self-care et de politique, et même, parfois, de véganisme.

Le podcast roule sa bosse depuis 2014. Pour ma part, j’ai commencé au tout premier épisode. J’en suis maintenant au vingt-cinquième. Tranquillement (très tranquillement), j’espère rattrapper Katharine et Sally.

Voilà — je pense bien que c’est tout pour ce soir. Bonnes lectures, bons visionnements, bonnes écoutes et bonne semaine.

—s

#veganmofo 2016 (jour 6) : ma recette de soupe aux légumes

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Something that always cheers you up.

le site du Vegan MoFo

C’est aujourd’hui que s’achève la première semaine du Vegan Month of Food (petits applaudissement discrets). Hourra! J’avoue que je suis assez fière de moi : jusqu’à maintenant, j’ai réussi à publier tous les jours, soit sur ce blogue, soit sur Instagram. (N’hésitez pas à aller voir les publications « Instagram-only » des jours trois et cinq si ce n’est déjà fait).

Aujourd’hui, c’est bouffe réconfort (comfort food, tsé). Pour l’occasion, je vous présente ma recette de soupe aux légumes, un heureux croisement (c’est du moins mon avis) entre la très bonne recette de soupe alphabet d’Isa Chandra, qu’on trouve dans son livre Isa Does It (ainsi que sur son site), et celle, savoureusement réconfortante, que ma mère me préparait quand j’étais petite.

Les jours d’anxiété, de déprime ou de gros rhume, cette soupe me fait le même effet qu’une conversation téléphonique impromptue avec ma mère : elle me réconforte et me donne l’impression que finalement, la vie, c’est pas si pire. Je note au passage que ma mère n’a jamais mis, de mémoire, de nouilles dans sa soupe aux légumes, ni Isa de pois chiches dans la sienne; le mariage des deux, toutefois, ne fait à mon sens que bonifier cette soupe très tomatée, pleine de légumes et délicieuse.

MA SOUPE AUX LÉGUMES ET AUX NOUILLES

(30 minutes, environ 6 portions)

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  • 2 c. à soupe d’huile d’olive
  • 1 oignon de taille moyenne, haché
  • 4 branches de céleri, sans les feuilles, en demi-rondelles
  • 2 gousses d’ail, hachées
  • 1 tasse de carottes pelées et coupées en rondelles (ou de bébé-carottes en petits tronçons si je file paresseuse)
  • 2 c. à thé de thym séché
  • 1 c. à thé de basilic séché
  • 1/2 c. à thé d’estragon séché
  • 6 tasses de bouillon de légumes, maison ou du commerce (j’aime bien celui-ci)
  • 1 tasse de petites pâtes (alphabet pour le facteur cute, mais sinon c’est pas grave)
  • 796 ml de tomates en dés et leur jus (en conserve)
  • 2 c. à thé de pâte de tomates
  • 540 ml de pois chiches cuits (en conserve ou faits maison)
  • sel et poivre
  • pain croûté, tranché (pour servir, facultatif)

Préchauffer une casserole à feu moyen-vif. Faire revenir dans l’huile les oignons, le céleri et les carottes avec une généreuse pincée de sel, en remuant de temps à autre.

Une fois les oignons devenus translucides, ajouter l’ail et les herbes séchées, mélanger et laisser griller pendant environ 30 secondes, en remuant une fois ou deux (ça devrait commencer à sentir bon). Ajouter le bouillon, porter à ébullition, puis réduire le feu. Ajouter les pâtes, mélanger et laisser mijoter doucement (couvrir au besoin) pendant environ 10 minutes ou jusqu’à ce que les pâtes soient cuites.

Ajouter les tomates en dés dans leur jus, la pâte de tomates et les pois chiches et bien mélanger. Laisser mijoter quelques minutes, le temps que le tout se réchauffe. Si la soupe semble trop claire, ajouter un peu de pâte de tomates. Saler et poivrer au goût et servir avec le pain.

C’est tout pour aujourd’hui! J’espère que vous vous laisserez tenter par cette recette, un jour de grisaille, de pluie, de neige ou de tristesse, et qu’elle vous remontera le moral. Pour ma part, je vous quitte pour aller cuisiner un plat nouveau, recommandé en plus par une amie très chère. Je vous en parlerai peut-être dans un prochain billet!

À bientôt,

—s

 

#veganmofo 2016 (jour 4) : mes huit restos préférés à Montréal

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Where do you eat when you want someone else to cook for you?

les gens du MoFo

Je vais vous faire une confidence : j’aime beaucoup manger au resto. Si bien que si j’étais riche, je me trouverais certainement confrontée à un dilemme quotidien : me faire à manger dans ma cuisine (une activité qui me plaît beaucoup), ou bien aller m’effouérer sur une banquette de restaurant pour me faire servir à manger sans jamais avoir à lever le petit doigt? Tous les jours. Méchant struggle.

Heureusement que je ne suis pas riche.

Je vais vous faire une autre confidence : depuis que je suis devenue végane, j’aime pratiquement tous les restos auxquels je vais. C’est peut-être parce que je me montre plus sélective que quand j’étais omni (après tout, il y a moins de choix quand on est végane), mais honnêtement, ces jours-ci, c’est très rare que je regrette un repas au restaurant. C’est très bien, me direz-vous, mais il y a un hic : lorsqu’est venu le moment de choisir mon resto préféré pour en parler ici, je n’en ai tout simplement pas été capable. Voilà pourquoi, aujourd’hui, je vous parle de mes huit restos préférés.

Avant de me lancer, une petite note à l’attention de celles et ceux qui me suivent sur Instagram : vous vous souvenez peut-être qu’en mai dernier, j’ai fait un petit voyage à Washington, DC, durant lequel j’ai visité de nombreux établissements tous plus véganes (ou végane-friendly) les uns que les autres. J’ai pensé à vous en parler ici, mais après mûre réflexion (une grosse minute, au bas mot), j’ai décidé de me garder ça pour une autre fois, question d’étirer le plaisir. Je me limiterai donc, pour ce billet-ci, à mes restos préférés à Montréal.

L’ordre est alphabétique, parce que j’aime pas ben ben ça, la compétition.

1) Aux Vivres

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Qu’est-ce que j’entends? Je manque cruellement d’originalité? Ben oui, mais que voulez-vous; Aux Vivres, c’est Aux Vivres.

Ce restaurant, institution montréalo-végétalienne s’il en est, occupe dans mon coeur de végane une place dont je le soupçonne d’être indélogeable. D’abord, c’est le premier resto végane que j’aie fréquenté; ensuite, j’y ai été initiée par Maya, que j’aime vraiment beaucoup, et avec qui j’y retourne avec plaisir plusieurs fois par année; enfin,  la bouffe y est (presque) toujours parfaite et les banquettes, particulièrement confortables. En plus, ils livrent dans mon quartier!

Mes deux photos datent d’une sortie avec la Maya susmentionnée, il y a de ça quelques mois. En haut, c’est le pain de maïs avec son beurre végé et deux blodés; en bas, c’est le spécial burrito, avec fromage d’avoine, pico di gallo, guac et salade.

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(Vous voyez ce que je voulais dire, dans mon dernier billet, à propos de la salade?)

2) Cafe Dei Campi

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Je ne vais pas assez souvent au Cafe Dei Campi, qui n’est pourtant pas situé très loin de chez moi. Il faut croire que je n’ai pas encore pris l’habitude. En tous les cas, je recommande chaudement cet endroit qui sert café, pains et pâtisseries préparés à l’italienne (je n’y connais rien mais je les crois), en plus de plats salés du jour.

Sur cette photo, il y a une focaccia aux asperges, une tartelette aux pommes qui se cache sous un cornetto au chocolat, un strüdel à la rhubarbe et une salade de lentilles, champignons, pommes et noix. Mais ce que je voudrais le plus manger, en ce moment, c’est un de leurs beignets.

3) Local Jerk

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Je ne suis allée chez Local Jerk que deux fois, mais c’est déjà un de mes endroits préférés à Montréal. Cette rôtisserie n’est pas un restaurant végé, mais les quelques options véganes valent vraiment le détour (ou la petite marche, si vous vivez déjà sur le Plateau). Sur la photo, on peut voir l’assiette de jerk de seitan, servie avec pain, riz et salade de chou. À ma visite suivante, j’ai pris le sandwich au jerk. Dans les deux cas, l’expérience s’est avérée plus que mémorable.

4) Sophie sucrée

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Ah, Sophie sucrée. J’adore cette pâtisserie 100 % végane dont la réputation n’est plus à faire. J’aime particulièrement y emmener des omnivores, qui sont toujours surpris par le goût et la texture (parfaits à tous les coups) des scones, cupcakes, feuilletés et (depuis peu) croissants. C’est même en train de devenir une tradition, quand mes beaux-parents montent à Montréal, d’y aller déjeuner.

Sur la photo du haut, on aperçoit un scone aux pommes et un copain qui prend une photo de bouchons. Sur celle du bas, il y a un muffin aux bleuets, un cupcake au café, un croissant, un feuilleté aux épinards et plusieurs cafés noirs.

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Ces photos me donnent vraiment envie d’un croissant et d’un feuilleté (ou trois).

5) Sushi Momo

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Sushi Momo est le seul restaurant que j’aie personnellement fréquenté à s’être converti au véganisme après des débuts carnés. Des fois, j’y pense, et ça me fait vraiment très plaisir. À part ça, les sushis sont toujours très surprenants et complètement savoureux. En plus, le décor est très cool.

La photo du haut, c’est une entrée de gyozas. Celle du bas, ben c’est des sushis. Je ne me souviens malheureusement plus de leur composition (ça fait quelques mois), mais je sais, en tout cas, que c’était remarquablement bon.

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J’ai toujours du mal à prendre de bonnes photos chez Momo. Je blâme l’éclairage.

6) Café Tuyo

J’aime beaucoup ce joli café du Plateau. On y retrouve des plantes, plein de bonne bouffe végane et une atmosphère très chill. En plus, il s’y passe toujours plein de choses intéressantes.

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Sur la photo : deux sandwichs (un tof, un demi-vedge), une soupe au brocoli et un chaï latté.

7) Café Venosa

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Venosa, c’est un peu l’endroit parfait pour une Sophie : bouffe complètement végane et chats complètement charmants. La dernière fois que j’y suis allée, l’un deux a volé une bouchée de mon beigne, ce qui, je ne vous le cacherai pas, était en soi une expérience extraordinaire.

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C’est aussi l’endroit qui m’a réconciliée avec l’idée qu’on puisse manger une toast à l’avocat dans un resto sans se sentir un peu flouée.

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Et regardez-moi ce cupcake! (Made by Sophie sucrée, bien sûr.) Miaou.

8) Yuan végétarien

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Chez Yuan aussi, j’ai du mal à prendre de bonnes photos, mais je ne crois pas que soit la faute à l’éclairage. Je pense que c’est plutôt parce que j’ai trop hâte de manger. Tout y est tellement bon! Et je dois avouer que je suis tellement en amour avec le menu à volonté que je n’ai jamais rien commandé à la carte.

De mémoire, sur la photo, il y a : des dumplings, un ravioli en sauce arachide (les autres ont sans doute déjà été engloutis), quelque chose de frit (tofu agadashi?), des végé-fruits de mer frits au sel et au poivre, un rouleau impérial, une brochette que j’ai du mal à identifier, des pochettes croustillantes et des légumes tempura.

Et c’est tout pour aujourd’hui! J’espère vous avoir donné envie d’une sortie au resto!

À bientôt,

—s

 

#veganmofo 2016 (jour 1) : mon aliment préféré

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Excellente Journée internationale du véganisme à toutes et à tous! Aujourd’hui, c’est aussi (quelle heureuse coïncidence) le début du Vegan Month of Food, également connu sous le nom de Vegan MoFo. Yé!

Je suis végane depuis près de deux ans, et il y a plus de deux ans que je connais l’existence du Vegan MoFo. En 2014 et surtout en 2015, j’ai eu beaucoup de plaisir à lire discrètement les billets produits par la blogosphère végane montréalaise, en plus de me délecter des photos hashtaguées #veganmofo sur Instagram. En revanche, j’hésitais à participer plus activement à ce défi : parler de bouffe tous les jours pendant un mois, ça me semblait un projet ambitieux — un peu trop, peut-être, pour moi qui suis très occupée et qui ne cuisine pas forcément tous les jours (#teamrestants).

Pourtant, cette année, j’ai décidé de me lancer dans l’aventure. Ce qui a changé? Pas grand-chose, à part que j’ai décidé de ne pas m’imposer, dans la mesure du possible, de pression indue; j’entends par là que je vais faire de mon mieux pour publier le plus souvent possible au cours du mois de novembre, soit sur ce blogue, soit sur Instagram, sans pour autant me décourager si je dois sauter un jour ou deux (ou trois ou quatre). Après tout, la bouffe, la bouffe, c’est pas une raison pour se faire mal.

J’y vais donc de mon premier billet, pour lequel j’ai choisi d’interpréter à ma façon le prompt proposé par les amis du MoFo, qui s’expriment en ces termes :

What is your favourite food? Make it and share!

— les gentilles personnes du Vegan MoFo

Je vous le dis tout de suite : je n’ai pas cuisiné aujourd’hui (à part le bol de céréales et lait de soya préparé en vitesse ce matin, mais quelque chose me dit que ça ne compte pas). Qu’à cela ne tienne, je vais tout simplement vous parler de mon aliment préféré : les pâtes.

J’ai toujours beaucoup aimé les pâtes. Petite, le plat de pâtes que je mangeais le plus souvent était probablement le spaghetti sauce tomate de ma mère. J’ignore si elle suivait une recette bien précise, mais mon intuitition me dit qu’il s’agissait plutôt d’une méthode toute personnelle qu’elle adaptait en fonction de ses envies et du contenu du frigo. Il y avait tout de même quelques constantes : de mémoire, la sauce contenait généralement des oignons, de l’ail, des carottes, du céleri, des tomates en boîte, divers assaisonnements et très peu de sel; quant aux pâtes, il s’agissait presque toujours de spaghettis, al dente s’il-vous-plaît. Le résultat : un plat plein de légumes et bourratif qui plaisait à toute la famille.

Quand, à 18 ans, j’ai quitté le domicile familial (ou plutôt les domiciles familiaux, #teamdeuxmaisons), je savais très peu cuisiner et les pâtes m’ont plus d’une fois sauvé la vie. Quelques années plus tard, je devenais végane. C’est alors que j’ai découvert (et redécouvert) une multitude de plats de pâtes tous plus délicieux et faciles à préparer les uns que les autres. Je vous présente aujourd’hui quelques uns de mes préférés.

Une Sophie végane, donc, ça mange des pâtes :

En spaghetti au tofu bolognese, librement adapté de la recette de It Doesn’t Taste Like Chicken, et en sauce tomate hyper-simple, genre oignons-ail-canne de sauce-sel-et-poivre, avec des pâtes funky et un verre de lait de soya.

En sauce crémeuse-mais-santé, genre les pâtes à l’avocat de Oh She Glows, ou encore les pâtes à l’hummus de Budget Bytes.

En macaroni au fromage fait maison, qu’il s’agisse du Vegan BLT Mac & Cheese de Vegan with a Vengeance ou encore du Vegan Black Pepper Mac and Cheese de Vegan Richa.

En macaroni au fromage du resto, comme celui (deux photos valent mieux qu’une) de l’incroyable NuVegan Café, à Washington, DC (je vous en reparlerai peut-être).

En sauce à la bette à carde, comme dans cette recette d’Isa Chandra, ou en lasagne de mon cru, un peu décrisse mais délicieuse, servie sans cérémonie dans un grand bol avec de la sauce forte pour manger tranquille devant la télé.

Et finalement, en soupe tofu et nouilles ou en salade, parce que franchement, les pâtes, c’est bon partout.

Voilà — c’est tout pour ce soir! J’espère que cette première édition du Vegan MoFo sur Végane-franglais vous a plu. Si oui, croisez les doigts pour que je remette ça demain (on ne sait jamais)!

À très bientôt,

—s

 

Les 3 choses de la semaine (no. 2)

Vous souvenez-vous que dans le dernier billet, j’avais évoqué la possibilité qu’à l’occasion, les Trois choses de la semaine ne soient ni strictement hebdomadaires, ni au nombre de trois? Tant mieux, parce que je m’apprête à écrire sur quatre affaires qui datent presque toutes de plus de sept jours. Correct? Correct.

1) « Orchestré » au MAC.

D’emblée, si vous cliquez sur le lien, vous allez penser que je vous niaise : cette expo présentée par le Musée d’art contemporain de Montréal s’est terminée le 17 octobre. Je n’ai rien à dire pour ma défense, à part peut-être que je n’ai jamais prétendu faire du journalisme culturel par ici (quoique, maintenant que j’y pense, ça pourrait être chouette).

Je me suis rendue au MAC un samedi après-midi, avec le copain et les beaux-parents, ces derniers étant en visite pour la fin de semaine. N’ayant pas pris la peine de consulter la liste des expos en cours, nous avons été un peu déçus d’apprendre que le gros des salles était inaccessible en raison des préparatifs de la très prochaine Biennale. Qu’à cela ne tienne; il y avait « Orchestré », une petite expo qui réunissait deux oeuvres à caractère résolument immersif : l’Orchestre à géométrie variable de Jean-Pierre Gauthier et le data.tron de Ryoji Ikeda.

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Jean-Pierre Gauthier, maître constructeur de machines à dessiner et de sculptures cinétiques, prête ici ses talents à la fabrication d’instruments et à une partition complexe. Orchestre à géométrie variable est un environnement sculptural chaotique mais rigoureux, qui allie électronique, robotique primitive et éléments musicaux pour mettre en scène une expérience sensorielle et kinesthésique. Dix-neuf compositions préprogrammées explorent un arrangement varié de styles musicaux qui, ensemble, produisent un nouveau type d’expérience musicale.

— le sympathique site du MAC

Mes impressions sur l’oeuvre de Gauthier :

  • J’avais très envie de tout toucher.
  • Parfois, ça faisait beaucoup de bruit, parfois presque pas, et parfois pas du tout.
  • J’avais vraiment très envie de tout toucher.

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Creusant des notions reliées à l’infini, à l’immatériel et au transcendantal, l’artiste numérique et musicien Ryoji Ikeda orchestre les infimes particules encodées du savoir — data ou données — pour en tirer des manifestations visuelles et sonores élaborées, à la beauté fascinante. Partie du plus vaste projet intitulé datamatics, qui recherche comment des conceptions abstraites de la réalité servent à déchiffrer, à encoder et à contrôler le monde, data.tron réunit trois ensembles de visualisation de données : défaillances et erreurs informatiques, renseignements complets sur le séquençage du chromosome 11 et nombres transcendantaux (des constantes mathématiques comme e et pi) — nombres gigantesques, significatifs et sans fin.

—  toujours le sympathique site du MAC

J’aime bien les oeuvres qui exigent que je m’assoie par terre, dans une petite salle sombre, en compagnie d’inconnus. En plus, dans cette salle-là, il y avait un tout petit enfant qui était sans nul doute très conscient d’avoir un public et qui faisait beaucoup de choses très drôles. Je vous avais fait une vidéo, mais il paraît que WordPress n’en permet pas le téléversement à moins d’avoir un compte payant et l’argent, ben ça pousse pas dans les arbres. Je crains donc que la performance du jeune artiste, du moins telle que captée par bibi, ne soit condamnée à l’oubli.

2) Rae Spoon et Echo Beach à la Rocket Science Room

Je me suis rendue seule à ce concert très intime (un petit exploit en soi) et ne l’ai pas regretté. C’était vraiment très, très bien.

Je profite de l’occasion pour recommander My Prairie Home, le très bon documentaire réalisé par Rae Spoon, qu’on trouve encore, je crois, sur Netflix.

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3) Atlanta de Donald Glover.

C’est l’histoire d’Earn, qui s’efforce (avec un succès mitigé) de percer comme gérant sur la scène rap d’Atlanta, Georgia. C’est drôle, c’est touchant et c’est très, très bien écrit.

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4) Drink More Water, Be More Honest, de Sarah Mirk

J’aime beaucoup Sarah Mirk. En plus d’être l’éditrice web du magazine féministe Bitch, elle anime le podcast Popaganda et publie des bédé-essais (ma tentative de traduction de l’expression non-fiction comics — je sais, c’est pas tout à fait ça). Elle est également l’auteure de Sex From Scratch: Making Your Own Relationship Rules, que j’ai reçu par la poste il y a un peu plus d’une semaine et que je feuillette avec plaisir depuis.

Elle dessine aussi des chiens.

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Drink More Water, Be More Honest: 30 Lessons From My 20’s, c’est un zine plein de bons conseils, dont voici mon top 3 :

Don’t date white guys who have dreamcatchers over their bed.

Practice saying no.

Ask as many questions as you want.

Ça m’a donné envie de faire ma propre liste, genre Les leçons de la mi-vingtaine. Peut-être même que je ferai des dessins. À suivre.

À la prochaine,

—s

 

This is the English intro post that’s roughly equivalent to the French one below.

Except not quite. 

As I mentioned in my first post, although I am a Translation major (English-to-French), I don’t intend for this blog to feature translated content—not for the most part, anyway. Still, I feel as though it’s only fair I should introduce the blog and its linguistic premise in both languages. For one, not doing so would seem sort of rude; plus, I’m a rather self-centered individual, and as such, I tend to seize every occasion to write about myself and the reasons I do the things I do.

So. The bilingual thing.

A friend once called me a “secret francophone”, a turn of phrase I find at once quite cute and fairly representative of the kind of self-image I’ve tried to project in English-speaking circles for a while now. I’m a born-and-raised francophone from Montreal, PQ. Like most French-speaking Québécois kids my age, I started ESL classes in the third grade, when I was seven years old. For years, English was primarily a source of mid-level anxiety: I was very self-conscious about pronunciation, grammar, spelling—all of it, really—and I wasn’t getting the amount of practice required to actually get better. Then, when I was 12, I spent a school year in an English “immersion” program, which helped a lot with the confidence issue. From then on, I was, for lack of a better word, hooked.

I consumed a lot of English media in the years that followed—movies, music, blogs, etc. I also started talking to myself in English when I was alone. I’d reenact conversations I’d had in French and try to translate them into English, or come up with new, fictional exchanges from scratch. I’d practice whenever I was (relatively) alone, which was often on my walks to and from school and, eventually, my part-time job. It must’ve looked pretty weird, but I was getting better.

There was a thrill, I soon found out, to being able to “pass” as an anglophone, even if it was just for the first few minutes of an encounter. I still wonder why that is. I suspect there are a lot of underlying problems to that question. I still feel the thrill from time to time.

In any case, I graduated from high school, then Cégep, with high marks in both English and French. I took a job where I had ample opportunity to speak (and write) the two, and I did. I was starting to feel quite bilingual. Parallel to work, I went to university in French (first for philosophy, then for translation). I met my partner, a New Englander who didn’t speak much French and introduced me to his friends from Nova Scotia and Ontario, who in turn introduced me to more Montreal anglophones. Meanwhile, I continued speaking French with other close friends, with family and with colleagues. Today, I’d say my life is about 50-50: half-English, half-French. It’s a little weird sometimes, but I like it.

One thing I’ve always liked is writing. I get to do it quite a bit these days, between school and work. Another thing I’ve always liked is having a text-based blog. I had a whole string of them back in high school (including some almost entirely dedicated to terrible teenage poetry), but as an adult, I’ve had trouble getting started again. The main issue, I came to realize, was that of language: I couldn’t choose for the life of me between English and French.

In the end, I didn’t.

Thanks for reading,

—s