(un genre de) choucroute garnie végane

Il y a très, très longtemps, presque dans une autre vie, je travaillais pour un marchand de saucisses.

Ben oui.

Pis d’la vraie saucisse, là! À’ viande, pis toute! J’en préparais, j’en vendais, j’en cuisinais, j’en mangeais… C’était vraiment une autre époque.

Outre les saucisses elles-mêmes, une des spécialités de la boutique en question était la choucroute garnie, aussi appelée choucroute royale. C’est un plat d’origine alsacienne, à base de choucroute, bien sûr, qui est longuement cuite dans la bière ou le vin avec toutes sortes de viandes : bacon, kolbassa (un saucisson polonais), kasseler (porc salé, légèrement fumé), jambon, saucisses, etc.

Rien de tout ça ne semble très végane, me direz-vous, et vous aurez raison. Sauf qu’après deux ans et demi de véganisme, la choucroute garnie s’est mise à me manquer, et j’ai pris sur moi de la véganiser. Le résultat est ci-dessous.

Quelques remarques avant de vous lancer :

  • Je trouve souvent les saucisses végé trop molles ou pas assez goûteuses, comparées aux saucisses de porc (et ce n’est pas plus grave que ça). Qu’à cela ne tienne, ma recette met de l’avant les ingrédients naturellement végé : le chou et les pommes de terre, mais aussi les pommes vertes (un truc que j’ai volé à ma mère) et les baies de genièvre. Ceci dit, si vous raffolez de saucisses véganes, n’hésitez pas à en mettre plus!
  • Dans une choucroute garnie traditionnelle, on n’ajoute pas de sel, ou très peu, car la charcuterie, qui mijote longuement avec le chou, suffit à saler la préparation. Ce n’est pas le cas ici! Il faut donc goûter, saler et poivrer avant de servir.
  • Traditionnellement, on sert la choucroute garnie de de saucisses entières. Faut croire que quand je travaillais pour le saucissier, la tradition en a pris un coup, parce que nous, on mélangeait tout avant de servir!
  • La recette a l’air longue et compliquée, mais c’est parce qu’elle inclut toutes les étapes de préparation (trancher les pommes, couper les pommes de terre, etc.), que je vous fais faire durant le downtime, parce que j’suis smatte de même.

CHOUCROUTE GARNIE VÉGANE

(1 heure, 6 à 8 portions selon les appétits)

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Ingrédients :

  • 2 c. à soupe d’huile d’olive
  • 1 gros oignon
  • une pincée de sel
  • 3 gousses d’ail
  • 2 pommes vertes
  • environ 700 g de pommes de terre
  • un bol d’eau glacée
  • 1,5 l de choucroute au vin
  • une bouteille de bière au choix (ou 300 ml de vin blanc)
  • 10 à 12 baies de genièvre
  • 4 à 6 saucisses véganes au choix*
  • sel et poivre, au goût
  • feuilles de persil, pour décorer

*Traditionnellement, la choucroute contient plusieurs types de viande à base de porc. N’hésitez donc pas à y aller de vos fausses viandes préférées : saucisses à « hot-dog », knackwurst végé, alouette!

Instructions :

Dans une grande casserole, réchauffer l’huile à feu moyen. Pendant ce temps, couper l’oignon en deux, puis le trancher en demi-lunes. Faire caraméliser dans l’huile avec une pincée de sel (remuer, mais pas trop souvent, pour laisser brunir).

Pendant que l’oignon caramélise, hacher l’ail, trancher les pommes et couper les pommes de terre en gros dés (ne peler ni les pommes, ni les pommes de terre). Réserver l’ail et les pommes. Dans une casserole de taille moyenne, recouvrir les pommes de terre d’environ 3 cm d’eau froide et porter à ébullition. Laisser cuire pendant quelques minutes, jusqu’à tendreté (tester avec une fourchette). Égoutter les pommes de terre, les mettre dans l’eau glacée et réserver.

Une fois les oignons suffisamment caramélisés, ajouter l’ail et mélanger. Faire revenir pendant une minute, pas plus. Ajouter les pommes vertes, la choucroute, la bière ou le vin et les baies de genièvre, puis mélanger. Porter le liquide à ébullition, puis réduire le feu, couvrir et laisser mijoter pendant environ 30 minutes.

Pendant que la choucroute mijote, préparer les saucisses à son goût : coupées en rondelles ou sur le long, ou entières; bouillies ou grillées; etc. L’essentiel, c’est qu’elles soient prêtes à manger au moment de les ajouter au mélange.

Une fois les 30 minutes écoulées, égoutter les pommes de terre et vérifier la consistance de la choucroute. Si elle est trop liquide, laisser mijoter à découvert pendant quelques minutes. Ajouter les pommes de terre, puis saler et poivrer au goût (voir remarques). Si désiré, ajouter les morceaux de saucisses à la casserole et mélanger; sinon, servir la choucroute dans un bol ou une assiette, garnie de saucisses. Dans les deux cas, décorer de persil.

Bonne choucroute, là!

—s

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#veganmofo 2016: recap

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Hey there! It’s been a while, hasn’t it?

My last update on here dates back to November 14th, about halfway through this year’s Vegan MoFo. What can I say? Things got really busy, and while I did manage to post a little something on Instagram most days throughout the second half of November, I just didn’t have enough time to update the blog until today. Sorry about that.

Now that it’s December and I’m a little less busy, I thought I’d do a recap of my Vegan MoFo 2016 posts, both Instagram- and blog-wise. You know, for posterity. So, here we go.

Phew! I can’t believe I managed to post something almost every day for a month. It was a bit stressful at times, but still a lot of fun! I might even do it again next year. Until then, I’ll be resuming my regular (AKA sporadic) posting schedule on here. Talk to you soon!

Cheers,

—s

#veganmofo 2016 (jour 14) : mon smoothie vert préféré

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Aujourd’hui, au pays du Vegan MoFo, c’est jour de repas monochrome :

Make some food that is all based around one colour only.

le site du Vegan MoFo

Oké debord.

Je vous avoue que de toutes les semaines du MoFo 2016, c’est celle-ci que j’appréhendais le plus. Pourquoi? D’une part parce que, université oblige, je savais d’avance qu’elle serait particulièrement chargée niveau étude. D’autre part, je n’ai vraiment pas l’habitude de planifier mes repas en fonction des couleurs, encore moins des couleurs complémentaires (et je ne vous parle même pas de la journée « bouffe gothique », qui avance à grands pas et que je crains par dessus tout).

Compte tenu de tout ce stress, j’ai décidé, pour le premier jour de la semaine tant redoutée, de prendre ça relaxe. Je m’explique :

  1. La recette que je vous présente aujourd’hui contient des ingrédients d’au moins trois couleurs différentes, mais le résultat final, lui, est indubitablement monochrome. Je me dis que c’est acceptable.
  2. ll s’agit d’un smoothie. Vert. Ben oui.

Je sais, je sais : un smoothie, c’est presque pas une recette. Vous avez raison. Mais j’aime beaucoup ma recette de smoothie vert, et en plus, aucun de mes repas de la journée (bol de céréales, sandwich à la salade aux œufs sans œufs et pâtes à la sauce tomate et aux lentilles) ne satisfaisait au critère monochrome.

J’ai donc décidé de partager ma recette avec vous. C’est un smoothie que j’aime boire l’été, quand il fait très chaud, mais aussi, curieusement, lorsque j’ai le rhume et que presque rien d’autre ne me fait envie.  Si ça vous ennuie, vous n’avez qu’à passer votre chemin (je ne vous en tiendrai pas rigueur) et à revenir demain. (Ou pas : je n’ai encore aucune idée de ce que je vais préparer.)

MON SMOOTHIE VERT PRÉFÉRÉ

(5 minutes, 1 portion, se double facilement)

Ingrédients :

  • 1 tasse (bien tassée) d’épinards ou de feuilles de chou vert frisé (kale)
  • 1 tasse de lait de soya (pour un smoothie protéiné) ou de lait de coco (pour un smoothie plus riche)
  • 1 tasse de morceaux de mangues surgelés
  • 1 banane mûre (congelée ou pas), sans la peau
  • quelques glaçons (si la banane est à température ambiante)
  • 1 ou 2 c. à soupe de graines de chanvre, de lin ou de chia (facultatif)
  • 1 c. à soupe de jus de citron (facultatif)

Instructions :

Mettre les épinards ou le kale dans le mélangeur et ajouter le lait. Mélanger à vitesse élevée jusqu’à ne plus voir de petits morceaux de feuilles. Ajouter tous les autres ingrédients à l’exception du jus de citron et mélanger de nouveau, jusqu’à l’obtention d’une texture homogène et très lisse. Goûter avant d’ajouter le jus de citron. Servir immédiatement ou réfrigérer.

Voilà; c’est tout pour aujourd’hui! J’espère que cette recette très simple vous a plu. Pour ma part, je retourne travailler sur mon exposé oral de demain (une autre excellente raison d’être stressée).

À bientôt,

—s

 

#veganmofo 2016 (day 11, except 12 hours late): my favorite cuisine (plus some election-related stuff)

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I know, I know: today is Saturday, November 12th. I really meant to upload this before midnight last night, but then I fell asleep while watching The Matrix Reloaded, and when I woke up from this impromptu nap, going to bed just seemed like the sensible thing to do.

So, it’s been a terrible week, huh? Donald Trump is now President-elect of the US of A, which I guess means white supremacy and the patriarchy are both alive and well. (I mean, I knew they were going strong; I guess I just didn’t know how strong.) I don’t have anything good to say about this mess, really, except that I stand in solidarity with people of color, fellow women and members of the LGBTQIA+ community, poor folks, disabled folks, and everybody else—American or not—who will be impacted (if they aren’t already) by a Trump presidency.

As a white feminist, I would also like to direct other white feminists to this excellent thread by Marcelle Kosman, producer and co-host of the Witch, Please podcast and Canadian scholar, on the intersection of white feminism and white supremacy and just why so many white women voted for Donald Trump.

This comic by illustrator and artist Mae on how to help when witnessing islamophobic harassment is also a good thing to read and share, I think. I’ll try to add other relevant stuff as I happen upon it.

And if anyone out there is doubting how strong, overt and unashamed the racism of white conservatives is these days in America, #BlackLivesMatter activist and New York Daily News Senior Justice Writer Shaun King has been doing a good job of documenting that on Twitter and Facebook.

Okay.

Now, to the food.

Yesterday’s Vegan MoFo prompt was about favorite cuisines. More specifically:

Where does your favourite food come from?

those nice people from the Vegan MoFo site

I thought long and hard about this (a solid five minutes, at least) before coming to a conclusion. This was my thought process:

  1. I enjoy and will eat most food, so long as it’s vegan.
  2. While I have some favorite dishes, I don’t find myself knowledgeable enough about any world cuisine to say it’s my favorite.
  3. Also, choosing between cuisines is hard, man.
  4. I like cooking, but I also like when someone else cooks for me. Because of this, I love going to restaurants.
  5. Most days, though, I’d rather stay home.
  6. My partner Ben makes half of our meals and I like his cooking.
  7. Having someone cook tasty vegan food for me + eating it on the couch while watching Gilmore Girls = one of my favorite things of all time, for sure.
  8. Conclusion: Ben’s cuisine is my favorite cuisine.

(Yes, this may just be the cheesiest entry of this entire MoFo. I have decided I am okay with that.)

Ben went vegan a little over a year ago (yay!), but he was cooking vegetarian and vegan long before that. I like that he gravitates towards comfort food, like me, but also towards recipes I wouldn’t look twice at, or ones I wouldn’t dare try. He’s also much, much better than I at trying new things in the kitchen, and at making sure we eat our greens.

I don’t always take photos of Ben’s food, so you (and he) will have to forgive me if the samples below aren’t 100% representative of his style. I think they’ll still give you an idea, though.

So, what does Ben cook?

Well, Ben cooks many things.

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He makes soup, and never forgets to buy and slice baguette for dipping.

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He makes tofu tostada.

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He makes the best bowls, with rice, lemony, garlic-y kale, grilled spicy tofu and homemade ranch.

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He makes burgers from a box, and he makes them look a lil’ fancy.

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He makes me stew when I’m sick. (This is the White Bean & Portobello Stew from Kristy Turner‘s But I Could Never Go Vegan!)

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He makes shepherd’s pie!

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He makes other kinds of bowls, too. This one had a quinoa and split pea blend, some baked squash and more grilled tofu.

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And he cooks vegetables I tend to neglect, like cauliflower and zucchini. (You may recognize this last picture from earlier this week. I’ve since found out the dish is Budget Bytes’ Spanish Chickpeas & Rice, topped with Lemon Pepper Zucchini.) Also, he makes lemonade from scratch and flavors it with fresh rosemary or mint, because he’s that fancy.

If you’d like to follow Ben on Instagram, you can do so here. It’s mostly pictures of cats. Oh, and he has a blog, too. He only started it a little bit ago, and it’s not about food, but you should have a look anyway.

Well, that’s it for today! Feel free to check out my Vegan MoFo posts from Days 7, 9 and 10 (I skipped # 8).

Thanks for reading,

—s

8#veganmofo 2016 (jour 6) : ma recette de soupe aux légumes

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Something that always cheers you up.

le site du Vegan MoFo

C’est aujourd’hui que s’achève la première semaine du Vegan Month of Food (petits applaudissement discrets). Hourra! J’avoue que je suis assez fière de moi : jusqu’à maintenant, j’ai réussi à publier tous les jours, soit sur ce blogue, soit sur Instagram. (N’hésitez pas à aller voir les publications « Instagram-only » des jours trois et cinq si ce n’est déjà fait).

Aujourd’hui, c’est bouffe réconfort (comfort food, tsé). Pour l’occasion, je vous présente ma recette de soupe aux légumes, un heureux croisement (c’est du moins mon avis) entre la très bonne recette de soupe alphabet d’Isa Chandra, qu’on trouve dans son livre Isa Does It (ainsi que sur son site), et celle, savoureusement réconfortante, que ma mère me préparait quand j’étais petite.

Les jours d’anxiété, de déprime ou de gros rhume, cette soupe me fait le même effet qu’une conversation téléphonique impromptue avec ma mère : elle me réconforte et me donne l’impression que finalement, la vie, c’est pas si pire. Je note au passage que ma mère n’a jamais mis, de mémoire, de nouilles dans sa soupe aux légumes, ni Isa de pois chiches dans la sienne; le mariage des deux, toutefois, ne fait à mon sens que bonifier cette soupe très tomatée, pleine de légumes et délicieuse.

MA SOUPE AUX LÉGUMES ET AUX NOUILLES

(30 minutes, environ 6 portions)

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Ingrédients :

  • 2 c. à soupe d’huile d’olive
  • 1 oignon de taille moyenne, haché
  • 4 branches de céleri, sans les feuilles, en demi-rondelles
  • 2 gousses d’ail, hachées
  • 1 tasse de carottes pelées et coupées en rondelles (ou de bébé-carottes en petits tronçons si je file paresseuse)
  • 2 c. à thé de thym séché
  • 1 c. à thé de basilic séché
  • 1/2 c. à thé d’estragon séché
  • 6 tasses de bouillon de légumes, maison ou du commerce (j’aime bien celui-ci)
  • 1 tasse de petites pâtes (alphabet pour le facteur cute, mais sinon c’est pas grave)
  • 796 ml de tomates en dés et leur jus (en conserve)
  • 2 c. à thé de pâte de tomates
  • 540 ml de pois chiches cuits (en conserve ou faits maison)
  • sel et poivre
  • pain croûté, tranché (pour servir, facultatif)

Instructions :

Préchauffer une casserole à feu moyen-vif. Faire revenir dans l’huile les oignons, le céleri et les carottes avec une généreuse pincée de sel, en remuant de temps à autre.

Une fois les oignons devenus translucides, ajouter l’ail et les herbes séchées, mélanger et laisser griller pendant environ 30 secondes, en remuant une fois ou deux (ça devrait commencer à sentir bon). Ajouter le bouillon, porter à ébullition, puis réduire le feu. Ajouter les pâtes, mélanger et laisser mijoter doucement (couvrir au besoin) pendant environ 10 minutes ou jusqu’à ce que les pâtes soient cuites.

Ajouter les tomates en dés dans leur jus, la pâte de tomates et les pois chiches et bien mélanger. Laisser mijoter quelques minutes, le temps que le tout se réchauffe. Si la soupe semble trop claire, ajouter un peu de pâte de tomates. Saler et poivrer au goût et servir avec le pain.

C’est tout pour aujourd’hui! J’espère que vous vous laisserez tenter par cette recette, un jour de grisaille, de pluie, de neige ou de tristesse, et qu’elle vous remontera le moral. Pour ma part, je vous quitte pour aller cuisiner un plat nouveau, recommandé en plus par une amie très chère. Je vous en parlerai peut-être dans un prochain billet!

À bientôt,

—s

 

#veganmofo 2016 (jour 4) : mes huit restos préférés à Montréal

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Where do you eat when you want someone else to cook for you?

les gens du MoFo

Je vais vous faire une confidence : j’aime beaucoup manger au resto. Si bien que si j’étais riche, je me trouverais certainement confrontée à un dilemme quotidien : me faire à manger dans ma cuisine (une activité qui me plaît beaucoup), ou bien aller m’effouérer sur une banquette de restaurant pour me faire servir à manger sans jamais avoir à lever le petit doigt? Tous les jours. Méchant struggle.

Heureusement que je ne suis pas riche.

Je vais vous faire une autre confidence : depuis que je suis devenue végane, j’aime pratiquement tous les restos auxquels je vais. C’est peut-être parce que je me montre plus sélective que quand j’étais omni (après tout, il y a moins de choix quand on est végane), mais honnêtement, ces jours-ci, c’est très rare que je regrette un repas au restaurant. C’est très bien, me direz-vous, mais il y a un hic : lorsqu’est venu le moment de choisir mon resto préféré pour en parler ici, je n’en ai tout simplement pas été capable. Voilà pourquoi, aujourd’hui, je vous parle de mes huit restos préférés.

Avant de me lancer, une petite note à l’attention de celles et ceux qui me suivent sur Instagram : vous vous souvenez peut-être qu’en mai dernier, j’ai fait un petit voyage à Washington, DC, durant lequel j’ai visité de nombreux établissements tous plus véganes (ou végane-friendly) les uns que les autres. J’ai pensé à vous en parler ici, mais après mûre réflexion (une grosse minute, au bas mot), j’ai décidé de me garder ça pour une autre fois, question d’étirer le plaisir. Je me limiterai donc, pour ce billet-ci, à mes restos préférés à Montréal.

L’ordre est alphabétique, parce que j’aime pas ben ben ça, la compétition.

1) Aux Vivres

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Qu’est-ce que j’entends? Je manque cruellement d’originalité? Ben oui, mais que voulez-vous; Aux Vivres, c’est Aux Vivres.

Ce restaurant, institution montréalo-végétalienne s’il en est, occupe dans mon coeur de végane une place dont je le soupçonne d’être indélogeable. D’abord, c’est le premier resto végane que j’aie fréquenté; ensuite, j’y ai été initiée par Maya, que j’aime vraiment beaucoup, et avec qui j’y retourne avec plaisir plusieurs fois par année; enfin,  la bouffe y est (presque) toujours parfaite et les banquettes, particulièrement confortables. En plus, ils livrent dans mon quartier!

Mes deux photos datent d’une sortie avec la Maya susmentionnée, il y a de ça quelques mois. En haut, c’est le pain de maïs avec son beurre végé et deux blodés; en bas, c’est le spécial burrito, avec fromage d’avoine, pico di gallo, guac et salade.

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(Vous voyez ce que je voulais dire, dans mon dernier billet, à propos de la salade?)

2) Cafe Dei Campi

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Je ne vais pas assez souvent au Cafe Dei Campi, qui n’est pourtant pas situé très loin de chez moi. Il faut croire que je n’ai pas encore pris l’habitude. En tous les cas, je recommande chaudement cet endroit qui sert café, pains et pâtisseries préparés à l’italienne (je n’y connais rien mais je les crois), en plus de plats salés du jour.

Sur cette photo, il y a une focaccia aux asperges, une tartelette aux pommes qui se cache sous un cornetto au chocolat, un strüdel à la rhubarbe et une salade de lentilles, champignons, pommes et noix. Mais ce que je voudrais le plus manger, en ce moment, c’est un de leurs beignets.

3) Local Jerk

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Je ne suis allée chez Local Jerk que deux fois, mais c’est déjà un de mes endroits préférés à Montréal. Cette rôtisserie n’est pas un restaurant végé, mais les quelques options véganes valent vraiment le détour (ou la petite marche, si vous vivez déjà sur le Plateau). Sur la photo, on peut voir l’assiette de jerk de seitan, servie avec pain, riz et salade de chou. À ma visite suivante, j’ai pris le sandwich au jerk. Dans les deux cas, l’expérience s’est avérée plus que mémorable.

4) Sophie sucrée

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Ah, Sophie sucrée. J’adore cette pâtisserie 100 % végane dont la réputation n’est plus à faire. J’aime particulièrement y emmener des omnivores, qui sont toujours surpris par le goût et la texture (parfaits à tous les coups) des scones, cupcakes, feuilletés et (depuis peu) croissants. C’est même en train de devenir une tradition, quand mes beaux-parents montent à Montréal, d’y aller déjeuner.

Sur la photo du haut, on aperçoit un scone aux pommes et un copain qui prend une photo de bouchons. Sur celle du bas, il y a un muffin aux bleuets, un cupcake au café, un croissant, un feuilleté aux épinards et plusieurs cafés noirs.

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Ces photos me donnent vraiment envie d’un croissant et d’un feuilleté (ou trois).

5) Sushi Momo

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Sushi Momo est le seul restaurant que j’aie personnellement fréquenté à s’être converti au véganisme après des débuts carnés. Des fois, j’y pense, et ça me fait vraiment très plaisir. À part ça, les sushis sont toujours très surprenants et complètement savoureux. En plus, le décor est très cool.

La photo du haut, c’est une entrée de gyozas. Celle du bas, ben c’est des sushis. Je ne me souviens malheureusement plus de leur composition (ça fait quelques mois), mais je sais, en tout cas, que c’était remarquablement bon.

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J’ai toujours du mal à prendre de bonnes photos chez Momo. Je blâme l’éclairage.

6) Café Tuyo

J’aime beaucoup ce joli café du Plateau. On y retrouve des plantes, plein de bonne bouffe végane et une atmosphère très chill. En plus, il s’y passe toujours plein de choses intéressantes.

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Sur la photo : deux sandwichs (un tof, un demi-vedge), une soupe au brocoli et un chaï latté.

7) Café Venosa

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Venosa, c’est un peu l’endroit parfait pour une Sophie : bouffe complètement végane et chats complètement charmants. La dernière fois que j’y suis allée, l’un deux a volé une bouchée de mon beigne, ce qui, je ne vous le cacherai pas, était en soi une expérience extraordinaire.

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C’est aussi l’endroit qui m’a réconciliée avec l’idée qu’on puisse manger une toast à l’avocat dans un resto sans se sentir un peu flouée.

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Et regardez-moi ce cupcake! (Made by Sophie sucrée, bien sûr.) Miaou.

8) Yuan végétarien

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Chez Yuan aussi, j’ai du mal à prendre de bonnes photos, mais je ne crois pas que soit la faute à l’éclairage. Je pense que c’est plutôt parce que j’ai trop hâte de manger. Tout y est tellement bon! Et je dois avouer que je suis tellement en amour avec le menu à volonté que je n’ai jamais rien commandé à la carte.

De mémoire, sur la photo, il y a : des dumplings, un ravioli en sauce arachide (les autres ont sans doute déjà été engloutis), quelque chose de frit (tofu agadashi?), des végé-fruits de mer frits au sel et au poivre, un rouleau impérial, une brochette que j’ai du mal à identifier, des pochettes croustillantes et des légumes tempura.

Et c’est tout pour aujourd’hui! J’espère vous avoir donné envie d’une sortie au resto!

À bientôt,

—s

 

#veganmofo 2016 (day 2): my go-to “impress me” meal

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Today is Day Two of the Vegan Month of Food! Hurray! This is my first year taking part in the Vegan MoFo and although I’m still a little intimidated by the prospect of writing about food on an everyday basis, things are going well so far. Now, let’s have a look at today’s daily prompt, AKA “How to Make Friends” or, as they put it on the interwebs:

What’s your go-to “impress me” meal?

the Vegan MoFo folx

I decided to cheat a little bit for this one. Well, not cheat, per se; it’s just that my interpretation of the word “meal” may be a bit more literal than was originally intended by the fine MoFo people, because my favorite impressive meal is… brunch.

I love brunch, though I didn’t eat it much as a kid. In my family, brunch was something that happened either on Mother’s Day (and not every year at that) or once in a blue moon at Cora. What can I say? I just didn’t grow up in a very brunchy household. In fact, I don’t think I started truly appreciating brunch until just a few years ago, when I started taking an interest in veganism, and particularly in Isa Chandra Moskowitz’s books, which feature brunch recipes, both savory and sweet, in copious amounts.

I think the main reason I love brunch so much is how varied it is (or can be, anyway). I love being able, if I feel so inclined, to pile up a savory protein, a tasty starch, something sweet AND some fruit or veggies on a plate. It’s like a little plate party! (Also, there’s generally coffee. I like coffee.)

Another thing I enjoy about brunch is how it tends to get other people really excited. Maybe it’s because contrary to breakfast, lunch and dinner, it’s a meal most of us don’t have every day? Anyway, I like it.

Last but not least, brunch provides ample opportunity to impress (see what I did there?), especially when served to omnivores. What’s that? A frittata made from tofu? Perfectly fluffy pancakes that are also egg- and dairy-free? A potato hash with sausages and a creamy sauce? Yep, yep and yep. And it’s all vegan. I love it. I even get a little smug about it.

And now, without further ado, here are some brunch pictures.

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I made this frittata pretty recently for an omni friend who came over for (you guessed it) brunch. It’s the Swiss Chard Frittata recipe by Isa Chandra, and it’s delicious. The friend in question even said it tasted eggy!

The pancakes on the left were heavily inspired by the Banana Pecan Pancakes from Isa’s book Vegan with a Vengeance (the new edition). And on the right, you have a picture of a simple brunch I made for my partner’s last birthday: the Chipotle Sausage Hash from Isa Does It, topped with cubed avocado and a creamy tahini-based sauce, plus grapefruit triangles, orange juice and coffee.

Tofu scramble! I care a lot about tofu scramble. It was one of the first plant-based dishes I became truly comfortable making without a recipe, as seems to be the case for a lot of vegans.

I like tofu scramble because it’s easy, cheap, delicious and super versatile—though nine times out of 10, mine is a combination of firm tofu, garlic, fresh tomatoes, lemon juice, dried basil, nooch, turmeric for color, salt and pepper. I just dunk it all in a hot, lightly oiled pan and sauté the mixture, stirring often, until it smells just right. I like to wilt in some spinach at the end and serve the scramble with avocado slices and a toasted English muffin brushed with olive oil. Or toast. Toast is always good.

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Sometimes, somebody else will make me vegan brunch (in this case, it was Maya), and I’ll be totally impressed! This is Maya’s own tofu scramble, served alongside avocado, sliced baguette, homemade pâté, a berry smoothie and some kombucha.

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And of course, I love going out for brunch, too! If I’m looking to impress some omnivores, Aux Vivres is definitely a great choice. Their brunch platters look and taste fantastic (even though I sometimes think they’re a bit heavy on the salad). Pictured here: Huevos Rancheros (corn tortillas, refried black beans, tofu scramble, sour cream, salsa, guac and sweet potatoes) and Le Complet (tofu scramble, tempeh bacon, cornbread, sweet potatoes and salad).

Well, that’s it for today! Now I’m off to make lunch for tomorrow. And who knows? Maybe that recipe will make it into tomorrow’s MoFo post.

Thanks for reading,

—s